Havret: "Le top 10"

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Qualifié pour le British Open grâce à sa victoire en Ecosse, Grégory Havret aborde son premier Majeur avec ambition. Le Rochelais, en pleine confiance depuis trois semaines, espère poursuivre sur sa lancée malgré son inexpérience sur les tournois du Grand

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GREGORY HAVRET, quelles sont les ambitions du tout frais vainqueur de l'Open d'Ecosse pour le "British" ?
G.H.: J'arrive assez confiant, je me sens bien. Je vais essayer de continuer sur ma lancée. Les choses rigolent un peu pour moi en ce moment, je surfe sur une vague et je vais faire en sorte que ça dure le plus longtemps possible. Pour moi, un British Open réussi, ce serait d'entrer dans le top 10.
Ce sera votre premier tournoi du Grand chelem. Appréhendez-vous ce rendez-vous si particulier ?
G.H.: Non. Ce dont j'ai juste un peu peur, c'est que j'ai gagné en Ecosse (à Loch Lomond) et que le British se dispute aussi en Ecosse (à Carnoustie). Je pense que ça va être assez spécial sur le parcours. Tous les regards sur moi, ça va me changer de d'habitude! D'ailleurs, je suis énormément sollicité depuis dimanche. C'est hallucinant, je ne pensais pas que ma victoire aurait un tel impact...
Justement, qu'avez-vous ressenti après cette victoire ?
G.H.: C'était assez énorme pour moi. C'était ma deuxième victoire (sur le Tour européen) et il paraît que c'est toujours la plus difficile à obtenir. C'est vrai que j'ai mis le temps (son premier succès date de 2001, en Italie) mais j'y suis arrivé ! C'était un moment magique à vivre. En plus, j'ai tenu tête à Phil Mickelson (en play-off) et même plus que ça !
En deux quinze jours, vous faites 15e à l'Open de France, 3e à l'Open d'Irlande et 1er à l'Open d'Ecosse. Vous attendiez-vous à une telle dynamique ?
G.H.: Pas vraiment. C'est juste que je me sentais bien. J'ai changé ma façon de putter à l'Open de France et cela m'a beaucoup aidé. Je suis bien meilleur dans ce secteur depuis trois semaines. J'étais content de ma 15e place en France. En Irlande, je n'étais pas loin de la gagne, je m'y suis bien amusé et je suis arrivé en confiance à Loch Lomond.
Vous travaillez avec le préparateur mental belge Jos Vanstiphout depuis peu. Que vous-a-t-il apporté ?
G.H.: Quand il est venu me voir au PGA Championship, fin mai à Wentworth (Angleterre), j'étais dans une période délicate (9 cuts ratés en seize tournois). On a un peu discuté. A l'Open de France (fin juin), il est intervenu auprès de moi et m'a beaucoup aidé. Il m'a parlé de simplicité, m'a dit de laisser parler le feeling, pas l'esprit.
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