Eurosport
Johnson sort de l'ombre
Par
Publié 12/04/2007 à 06:30 GMT+2
Vainqueur du Masters à la surprise générale dimanche, Zach Johnson s'est révélé au grand public sur les greens d'Augusta. L'Américain, peut-être l'un des joueurs les plus talentueux de sa génération, reste incrédule devant un succès qui doit lui permettre
Eurosport
Crédit: Eurosport
Il peut s'en passer des choses en cinq ans. Invité par son ami Vaughn Taylor à assister au Masters 2002, Zach Johnson découvrait alors l'ambiance si particulière d'Augusta en observant Tiger Woods ou Phil Mickelson du bord des greens. C'est le souvenir du gaucher américain qui l'avait alors le plus marqué. Aujourd'hui, il a définitivement une autre image de Mickelson. Celle du vainqueur sortant remettant la tant convoitée veste verte au nouveau champion de l'épreuve. Et le champion, c'est lui. A 31 ans, et après trois saisons passées chez les pros, le natif de Cedar Rapids, dans l'Iowa, a connu la consécration suprême, celle dont tout golfeur rêve au même titre qu'une victoire en Ryder Cup.
Incroyable destin que celui de Johnson, donné vainqueur de ce Masters 2007 à... 200 contre 1 au début de l'épreuve. Malgré un cut passé sans problème et une place dans le top 5 du classement à l'entame du dernier tour, sa cote n'avait pas énormément augmenté tant Tiger Woods semblait promis à un cinquième titre à Augusta. Fort logiquement, Johnson ne devait pas faire plus que de la figuration avec un seul titre PGA à son actif avant l'épreuve, alors que le Tigre en compte presque 60.
Sa deuxième victoire
Mais ce parcours géorgien, si terrible soit-il, a surtout le charme de pouvoir faire basculer la hiérarchie du golf mondial à chaque instant. Et consacrer un joueur dont la carrière s'est finalement jouée à peu de choses. "C'était très délicat au début, je n'avais pas beaucoup d'argent. Certaines personnes ont alors cru en moi et n'ont pas hésité à investir pour me permettre de participer aux tournois. Après c'est ma famille, et la ville de Cedar Rapids, le Elm Crest Country Club, qui m'ont emmené jusqu'ici. C'est là que tout a commencé", se souvient Johnson.
Le talent du joueur saute rapidement aux yeux des observateurs. Elu joueur de l'année sur le Nationwide Tour en 2003, Johnson passe pro en 2004 et signe sa première victoire sur le PGA Tour dès son année de rookie, à l'occasion du Bellsouth Classic. Depuis, plus rien. Une sélection au sein de l'équipe américaine en Ryder Cup, un potentiel évident, mais pas de trophées pour enrichir son palmarès. Jusqu'à ce dimanche de Pâques qu'il n'oubliera jamais. "J'ai senti que je devais me mettre à genou et prier. Je ne suis pas sûr que je croyais en mes chances. Encore une fois, en ce dimanche de Pâques, je remercie Jésus", a sobrement déclaré Johnson après sa victoire. Pour lui aussi c'est une deuxième vie qui commence maintenant. Celle d'un champion d'Augusta désireux de confirmer qu'il n'est pas là par hasard.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité