Le suspense aura finalement duré jusqu'au bout de ce 107e US Open. Il aura en effet fallu attendre les derniers coups de Tiger Woods sur le 18 pour connaître le verdict du deuxième Majeur de la saison. Leader avec un score de +5, Angel Cabrera était déjà au clubhouse depuis une bonne demi-heure à ce moment-là. Devant le poste de télévision, l'Argentin a d'abord assisté à l'échec de Jim Furyk, longtemps à ses côtés à la première place du classement. Mais l'Américain n'a pas été en mesure de refaire son coup de retard après un bogey bien malvenu sur le 17. Le numéro trois mondial n'est certainement pas prêt d'oublier cette balle tournant autour du trou avant d'en sortir alors qu'il puttait pour le par.
Quelques minutes plus tard, le Tigre tentait à son coup de mettre fin aux rêves de titre de Cabrera. Mais le numéro un mondial, déjà un manque flagrant de réussite sur ses putts la veille, n'en a pas connu davantage aujourd'hui. Sur le 17, il avait déjà manqué la cible de peu après avoir réussi une sortie de bunker pleine de classe. Sur le 18, il n'a pu que maudire cette balle venue s'arrêter à quelques centimètres du trou, comme cela a été si souvent le cas pour lui lors de ces deux dernières journées.
Une victoire méritée
A l'inverse, Angel Cabrera pouvait alors laissé éclater sa joie après ces si longues minutes de stress du joueur attendant que ses rivaux pour le titre en finissent. L'Argentin savourait enfin son premier titre en Grand Chelem, 18 ans après ses débuts chez les professionnels. Il n'avait même jamais connu le podium sur les épreuves reines du golf, puisque sa meilleure performance avant cet US Open restait une quatrième place sur le British Open en 1999.
A 37 ans, le natif de Cordoba connaît enfin la consécration que son talent appelait. Son succès ne souffre d'ailleurs aucune contestation. Sur le parcours impitoyable d'Oakmont, Cabrera a été le seul joueur à rendre deux cartes sous le par avec des scores de 69 lors du premier et du dernier tour. Leader à l'issue du deuxième tour, il a également eu le mérite de réagir après sa baisse de régime de la troisième journée, au terme de laquelle il avait dû se contenter d'une carte de 76. L'Argentin se sera également offert le scalp des trois premiers mondiaux. Celui de Phil Mickelson, dont il avait scellé l'élimination avec un birdie sur le 18 lors du deuxième tour, et ceux de Jim Furyk et Tiger Woods dans la lutte finale pour le titre. En Pennsylvanie, c'était bien Cabrera le plus fort.
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Reuters





















