Forcément, le premier tour de l'US Open était un jour particulier pour Geoff Ogilvy. Se retrouver dans la peau du tenant qui défend son titre sur un Grand Chelem n'est en effet pas dans les habitudes de l'Australien. Mais celui-ci s'en est bien accommodé. Très bien même. Ogilvy a su déjouer les pièges tendus par le terrible parcours d'Oakmont pour figurer dans le premier peloton à l'entame du deuxième tour. Cinquième du classement après avoir rendu une carte de 71, l'Australien n'a que trois coups de retard sur l'Anglais Nick Dougherty. De quoi afficher une certaine satisfaction à son retour au clubhouse. "Un coup au dessus du par, c'est vraiment un bons score. C'est un parcours difficile. Quand j'étais sur le fairway, ça allait. Ça devenait très dur quand j'étais sur les roughs car ils sont très difficiles", a-t-il notamment reconnu.
Ogilvy, qui partagé sa partie avec Tiger Woods, n'en a pas moins réussi une bonne performance. Le fait de défendre un titre acquis au Winged Foot sur le parcours d'Oakmont ne semble pas lui poser de problèmes, même si les greens de Pennsylvanie ne pardonneront pas la moindre erreur jusqu'au dernier coup du tournoi. Mais la tranquillité de l'Australien au moment de les aborder contraste avec la crainte qu'ils suscitent chez l'ensemble des golfeurs engagés sur l'US Open. En tant que tenant du titre, il est censé avoir plus de pression que ses concurrents. Mais Ogilvy a beaucoup appris en gagnant l'épreuve l'an passé.
L'Australien a surtout adopté la bonne philosophie pour ne pas se mettre la pression qui le ferait déjouer. "Disons que je me fixe moins d'objectifs par rapport à ce que j'ai pu faire par le passé. Evidemment, j'aimerais gagner les quatre Majeurs. Si ce n'est pas le cas, tant pis, je m'en remettrai. Ce que j'aime, c'est bien jouer au golf. Si j'y arrive, j'aurai l'opportunité de gagner encore des tournois du Grand Chelem pendant environ dix ans, et après j'irai m'asseoir sur la plage en Australie", explique Ogilvy, qui n'en demeure pas moins convaincu de ses chances d'ajouter un deuxième Majeur à son palmarès dès cette semaine. "Je dois bien jouer évidemment, mais je pense définitivement que j'ai mes chances", avait-il annoncé avant l'entame du tournoi. C'est assez bien parti.
Vincent BREGEVIN
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