Levet : "Je peux le faire"

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Seul Français qualifié pour l'US Open, Thomas Levet n'a qu'une idée en tête : faire mieux que sa 18e place en 2002. Le Parisien affirme "pouvoir faire un résultat" sur le parcours de Torrey Pines qu'il connaît bien. Même si Tiger Woods est "le grand favor

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Crédit: Eurosport

THOMAS LEVET, c'est votre deuxième Grand Chelem de l'année mais cette fois sur le parcours...
T.L : Oui ! Ça fait toujours plaisir d'être sur le parcours plutôt que commentateur. Mon premier boulot c'est quand même de jouer au golf ! Je suis très content. J'avais bien préparé les qualifications en sacrifiant l'Open d'Autriche et en faisant des parcours d'entraînements deux semaines avant, juste avant le BMW Championship, donc j'avais vraiment programmé ce tournoi de qualification pour en arriver là.
Vous vous êtes qualifié aux play-offs. Ça a été juste...
T.L : De toute façon, au départ tout le monde était pratiquement entre la 50e et la 180e place mondiale, donc c'était sûr que ça allait être compliqué. En plus il n'y a que sept places, ce qui veut dire qu'il faut tout de suite être dans le coup, car la moindre contre-performance et c'est perdu pour la qualification. C'est une épreuve difficile, très physique car on sort de deux jours de compétition d'affilée et puis il faut enchaîner immédiatement par 36 trous le lendemain matin et on vous pousse vraiment à fond. C'est difficile mais on s'y attend.
On n'est pas passé loin d'avoir trois Français à l'US Open avec Grégory Bourdy et Michaël Lorenzo-Vera...
T.L : Oui bien sûr. Ils sont tous deux passés à un seul point. C'est rien du tout. C'est dommage car ça aurait été sympa d'avoir trois Français là-bas. Maintenant il n'y a que sept joueurs qualifiés. C'est déjà bien d'en avoir un (Français). On aurait pu en avoir plus c'est vrai mais bon...
C'est votre quatrième participation à un US Open. Quels sont vos objectifs pour cette année ?
T.L : Mon objectif c'est de faire mieux que ma 18e place en 2002. Je sais que j'en suis capable. Pour ça, il va falloir un peu de chance dans le tirage au sort pour les départs pour être du bon côté. Si jamais le vent se lève ou si les greens deviennent très rapides, ça peut vraiment jouer dans le résultat final. La dernière fois, j'étais tombé dans un tirage très mauvais où l'on avait joué le premier tour dans des conditions très sèches et le lendemain il s'était mis à pleuvoir toute la matinée et ça s'était arrêté l'après-midi. Les joueurs qui avaient joué exactement à l'opposé de moi avaient un parcours très mou avec une longueur normale. Alors que nous, on avait des greens durs comme du bois et un parcours horriblement long à cause de la pluie.
En 2002 et 2004, vous faites le même score (+10) mais vous terminé à cent places d'écart (18e en 2002, 118e en 2004). Comment l'expliquez-vous ?
T.L : L'US Open est un tournoi où l'on gagne à peu près dans le par donc ce sont des parcours très difficiles. Ils (les organisateurs) les rendent les plus durs possibles. C'est à la fois très long, très étroit avec beaucoup de rough et des greens très rapides donc tout est là pour faire des bogeys. Il va falloir rester calme toute la semaine et je sais très bien à quoi m'attendre. 74 (+2) à l'US Open, la plupart du temps, c'est un très bon score.
Vous avez l'avantage d'avoir déjà joué à Torrey Pines...
T.L : Oui j'ai même déjà été en tête du tournoi après le premier tour donc ce n'est pas un parcours où je suis totalement étranger. C'est un petit avantage mais tous les joueurs du circuit américain le jouent tous les ans, depuis 25 ans maintenant, donc ils ont là un gros avantage sur les Européens. Par contre, ils ne les jouent jamais dans les conditions de l'US Open avec des greens très rapides puisqu'en février, l'herbe n'a pas encore poussé et les greens sont encore lents. Les conditions sur les greens seront donc très différentes de ce qu'on a d'habitude à ce tournoi là. Sinon, c'est un parcours où je peux faire un résultat.
Hormis les greens, quelles sont les difficultés et les clés de ce parcours ?
T.L : La mise en jeu au départ sera très importante. C'est un parcours qui est tellement long que toute mise en jeu dans le rough sera punie par un bogey si ce n'est plus. Après, ça permettra de toucher pas mal de greens en régulation et puis, si de temps en temps, il y a un birdie qui tombe : tant mieux. Mais connaissant la tradition de l'US Open, cela m'étonnerait que les scores soient très bas.
En dehors de vous, vous avez un favori ?
T.L : En dehors de moi ? Non, personne ! (Rires) Non je rigole... Je pense qu'en ayant gagné ce tournoi cinq ou six fois de suite dernièrement sur le circuit PGA, Woods est le grand favori comme d'habitude. Il est N.1 mondial, c'est normal. On a tout de même vu des joueurs l'accrocher ces derniers temps donc je pense que ça va être un US Open très ouvert.
Vous misez sur Tiger Woods malgré son opération et le fait qu'il n'ait plus rejoué depuis?
T.L : Il n'a pas rejoué mais il a tapé des balles. Attention ! Moi non plus je n'ai pas joué depuis hier, ce n'est pas pour ça que je vais mal jouer demain. Il est entraîné, il va être prêt pour le tournoi. Il aura peut être un manque de repères parce qu'il n'a pas joué en compétition depuis plus d'un mois mais sinon je pense qu'en termes de fraîcheur et de technique, s'il se présente au départ c'est qu'il sera prêt pour gagner.
Un dernier mot sur votre saison de manière globale. Elle a été en demi-teinte jusqu'en Malaisie mais depuis le Ballantines, hormis un accident en Espagne, vous faites une saison magnifique...
T.L : C'est une belle saison mais je peux faire mieux ! Il y a quelques tournois où j'ai été assez déçu. La semaine dernière par exemple (Open du Pays de Galles), j'ai finit 15e alors que j'ai mal joué pendant trois jours, il n'y a qu'un jour où ça a marché. C'est vrai que je suis en belle forme. La victoire en Espagne aide à faire une saison. Ça aide surtout à jouer les tournois plus relâché. C'est aussi pour ça que je me suis qualifié à l'US Open. Je vais essayer de bien jouer les tournois majeurs et de rentrer dans l'équipe de Ryder Cup mais il va falloir attaquer beaucoup plus, se relâcher beaucoup plus, et puis ensuite advienne que pourra. Si ça veut bien sourire, je peux peut-être faire une très grande saison.
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