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France-Macédoine - L'antisèche : Indisciplinés puis appliqués, les Experts n’étaient pas pressés

L’antisèche : Indisciplinés puis appliqués, les Experts n’étaient pas pressés

Mis à jourLe 16/01/2016 à 09:33

Publiéle 15/01/2016 à 22:09

Mis à jourLe 16/01/2016 à 09:33

Publiéle 15/01/2016 à 22:09

Article de Loris Belin
Dans cet article

EURO 2016 – Les Bleus se sont imposés en fin de rencontre (30-23), non sans avoir connu quelques difficultés face à de combatifs Macédoniens. Les Experts devront hausser le ton pour la suite de la compétition, et ce dès dimanche contre la Serbie.

Le match : une entrée en matière délicate

A égalité à la mi-temps (12-12), les deux équipes se sont rendu coup pour coup jusque dans les dernières minutes où les Bleus ont enfin desserré le frein à main. Avec deux buts importants de Narcisse, jusque-là muet, les contre-attaques éclairs de Karabatic et les poteaux d’Omeyer pour sauver la maison de l’autre côté du terrain, les joueurs de Claude Onesta, plus frais, ont pu faire la différence et faire gonfler dans les dernières secondes un écart bien sévère pour les Macédoniens.

Le joueur : Porte a brillé par sa constance

Il a été le plus constant des Bleus samedi. Solide en défense, il a surtout donné du souffle à l’attaque française avec cinq buts en sept tentatives. La France a connu de sérieux trous d’air offensifs, notamment en première période, où le score est resté figé pendant sept longues minutes. Et c’est souvent Valentin Porte qui se chargeait de débloquer des situations avec son bras gauche surpuissant. Il confirme sa place, nouvelle, parmi les cadres de cette équipe.

Valentin Porte (France) face à Stojance Stoilov (Macédoine), vendredi 15 janvier 2016
Valentin Porte (France) face à Stojance Stoilov (Macédoine), vendredi 15 janvier 2016 - AFP

La stat : 48% d’arrêts pour Thierry Omeyer en première période

Les Bleus s’en sont tirés à bon compte en première période, notamment en terminant la période en double infériorité numérique. Ils ont pu compter sur un Thierry Omeyer des grands jours, qui n’est pas passé loin de dégoutter les attaquants macédoniens. Si les Bleus n'avaient pris que douze buts à la pause, c’est en bonne partie grâce à lui. A chaque grande compétition, on se demande si son âge ne va pas finir par le rattraper. Et à chaque fois, le gardien du PSG nous rappelle que le taulier des tauliers, c’est bien lui.

Le gardien des Bleus Thierry Omeyer a encore été décisif contre la Macédoine lors du premier match de la France à l'Euro, vendredi 15 janvier 2016
Le gardien des Bleus Thierry Omeyer a encore été décisif contre la Macédoine lors du premier match de la France à l'Euro, vendredi 15 janvier 2016 - Panoramic

Le tweet qui résume tout

La décla : Thierry Omeyer

" On s’était préparé à ça, on ne s’est pas affolé et ils ont craqué. "

La question : Comment éviter de se mettre autant en danger ?

Le couperet n’est pas passé si loin. Les matches d’ouverture sont rarement des parties de plaisir mais les Experts n’ont pas tout fait pour se rendre la partie facile. En laissant la Macédoine imposer son rythme tout en contraste d’entrée de jeu, les champions olympiques se sont exposés à subir le jeu de leurs adversaires. Il ne faudra pas laisser les Serbes s’installer aussi facilement dimanche car la sanction pourrait être bien plus corsée. Attention toutefois à ne pas confondre volonté défensive et indiscipline, les Bleus étant trop souvent sanctionnés d’exclusions temporaires vendredi.

Les leaders doivent également prendre davantage le jeu à leur compte. Les défenses sont certes concentrées sur les cadres de l’équipe de France mais on attend plus de Nikola Karabatic (2/7 au tir) ou de Luc Abalo, dont la qualité de dynamiteur de défense aurait fait du bien en première période. L’avertissement est sans frais pour cette fois, mais les Bleus vont devoir changer de braquet dès dimanche.

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