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Karabatic, Narcisse, Porte, Omeyer… Où sont les stars des Experts dans cet Euro 2016 ?

Karabatic, Narcisse, Omeyer… Où sont les stars des Experts ?

Mis à jourLe 20/01/2016 à 20:32

Publiéle 20/01/2016 à 00:54

Mis à jourLe 20/01/2016 à 20:32

Publiéle 20/01/2016 à 00:54

Article de Loris Belin
Dans cet article

EURO 2016 - Maladroits, peu inspirés voire transparents : les leaders français sont en dedans dans cet Euro. Leurs méformes ont plombé les Bleus contre la Pologne.

Nikola Karabatic : Une maladresse aussi rare que préjudiciable

Le leader des Bleus réalise pour l’instant un Euro en demi-teinte. Il est toujours la plaque tournante du jeu de l’équipe de France. Son rôle de meneur de jeu, il le maitrise très bien, comme il l’a prouvé contre la Serbie. Mais on attend plus de Karabatic, l’homme à tout faire, ou presque. Durant ce premier tour, l’arrière ne tourne qu’à un très faiblard 7/22 au tir (32%). C’est bien trop peu pour un joueur de ce calibre.

Certes, les défenses le surveillent particulièrement et lui réservent souvent un traitement de faveur bien musclé. Mais on l’a trop souvent vu faire les mauvais choix, notamment contre la Pologne où la relation avec les pivots français était bien cadenassée. Karabatic tente bien parfois de forcer le jeu mais cela se conclut trop souvent par des passages en force, ou des passes manquées. A lui de rectifier le tir car les Experts ont bien besoin de son talent pour débloquer des situations parfois périlleuses.

Daniel Narcisse : Porté disparu

C’est peut-être la (mauvaise) surprise la plus inattendue de ce début de compétition. Narcisse n’est que l’ombre de lui-même alors qu’il est attendu comme un des fers de lance de la base arrière française. « Air France » semble porter le poids des ans (36 ans), et manque de l’explosivité caractéristique de son jeu. Claude Onesta l’a fait souffler contre la Serbie, au plus grand bonheur d’Olivier Nyokas qui s’était révélé. Contre la Pologne, le contraste entre les deux hommes est saisissant.

Narcisse, sans dynamisme, termine à 1/5 en 13 petites minutes de jeu. Le bondissant Nyokas, utilisé quasi exclusivement en fin de rencontre, réalise un 4/5 au tir en 16 minutes. CQFD. Narcisse doit absolument élever son niveau de jeu car il apporte une densité athlétique dont la France a toujours besoin pour trouver des solutions. Alors que la France n’aura pas le droit à l’erreur pour s’assurer une place en demi-finale, le joueur du PSG doit se reprendre. Il n’a que deux jours pour remettre son jeu à l’endroit.

Valentin Porte et Thierry Omeyer : L’accident de parcours, heureusement pas au plus mauvais moment

Les deux joueurs réalisent dans l’ensemble un bon Euro. Porte a été un des meilleurs attaquants français pendant les deux premiers matches. Omeyer lui, s’était montré monstrueux contre la Macédoine lors du match d’ouverture. Pas de raisons de s’inquiéter outre mesure pour ces deux-là … avant mardi soir. L’ailier s’est montré bien plus maladroit qu’à l’accoutumé, avec un petit 2/6 au tir. Porte a qui plus est pris l’eau comme toute la base arrière française face aux coups de boutoir de Bielecki ou de Krajewski. Le joueur de Toulouse s’est imposé comme un leader, il doit désormais se montrer à la hauteur de ce statut avec régularité.

Derrière lui, Omeyer n’a pas non plus été aussi impérial qu’il ne peut l’être parfois. Son 26% de réussite dans les cages contre la Pologne est trop faible pour un match aussi important. Cette performance le ramène à un 31% d’arrêts depuis le début de la compétition, un chiffre qui le situe dans la moyenne basse des performances des portiers durant l’Euro. Mais on connaît la capacité du gardien français à être là quand il le faut, à lui de le prouver, une énième fois. Les Français ont grillé un joker mais ils gardent toutes leurs chances. Les Experts ont bien été champions olympiques en 2012, après avoir perdu un match au tour préliminaire.

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