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Finale France - Norvège (33-26) : Les Experts fidèles à leur légende

Toujours plus loin dans la légende

Le 29/01/2017 à 19:03Mis à jour Le 29/01/2017 à 19:42

MONDIAL 2017 - L'équipe de France est toujours sur le toit du monde. A domicile, dans un Bercy surchauffé, les Experts ont conservé leur titre en battant la Norvège en finale dimanche (33-26). Après une première période difficile, ils se sont envolés après la pause. C'est le sixième sacre mondial pour les Bleus en l'espace de 22 ans. Géant.

C'est l'histoire d'une dynastie qui ne cesse de s'étendre. De s'étirer. Indéfiniment. Inlassablement. Pour leur plus grand bonheur. Pour notre plus grand plaisir. Dimanche dans une AccorHotels Arena bouillante, l'équipe de France s'est imposée face à une vaillante Norvège (33-26) et a décroché une sixième couronne mondiale, la deuxième de suite. Et rappelé, si tant est que cela soit utile, que la désillusion de Rio n'était finalement qu'une péripétie dans une histoire dont la richesse est exceptionnelle. A l'échelle du handball. A l'échelle du sport français. A celle du sport, tout court.

Ce que réussissent ces Experts, compétition après compétition, est tout bonnement monumental. Le temps n'a pas de prise sur cette équipe, qui se ressemble à s'y méprendre à une hydre. Claude Onesta avait pris du recul et laissé les rênes à Didier Dinart et Guillaume Gille ? Il a bien fait. Pour un coup d'essai, les élèves ont réussi un coup de maitre. Onesta peut partir tranquille, comme Daniel Costantini il y a 16 ans. C'était déjà à Bercy. Et les Bleus décrochaient une deuxième étoile au terme d'une finale irrespirable, remportée face à la Suède (28-25, ap). Après cette soirée-là, les Suédois ont connu une histoire plus tourmentée avec les sommets. La France, elle, ne les quitte plus depuis 2008.

Nikola Karabatic lors de la finale du Mondial.

Nikola Karabatic lors de la finale du Mondial.AFP

Gérard change la donne

L'histoire de cette finale retiendra que la Norvège, novice à ce niveau de la compétition, n'a fait aucun complexe devant les vice-champions olympiques. Durant la majeure partie de la première période, les Scandinaves ont tout mieux fait que les Bleus. En défense, comme en attaque, les joueurs de Christian Berge ont parfaitement récité leur partition face à une équipe de France à la peine et annihilée à l'image d'un Remili qui a beaucoup tenté mais peu réussi (2/7). Aligné d'entrée après avoir regardé la demie depuis le banc, Thierry Omeyer n'a pas eu l'impact escompté (2 arrêt sur 17 tirs). Ce qui a poussé Didier Dinart à lancer Vincent Gérard dans le grand bain, sans doute plus rapidement qu'il ne l'avait imaginé (15e).

La première période s'est résumée une course-poursuite effrénée pour des Bleus en mal de réussite sur les attaques placées. Ils n'ont finalement mené que 59 petites secondes mais ont tout de même trouvé le moyen d'atteindre la pause avec un but de plus que les Norvégiens (18-17), grâce une contre-attaque éclair conclue par Valentin Porte au buzzer. Mais rien n'aurait été possible sans Vincent Gérard (41% de réussite). Ses dix premières minutes face à Espen Lie Hansen et compagnie n'ont pas été à son goût. Trois - premiers - arrêts plus tard, les Bleus étaient revenus dans le coup, de 13-16 (25e) à 16-16 (28e).

Sur leur lancée et nullement ralentis par la mi-temps, les Experts ont démarré aussi fort qu'ils avaient terminé la première période. Michaël Guigou a plané (5 buts au final). Trois buts de l'inoxydable ailier plus tard et les Bleus de Nikola Karabatic (6 réalisations et élu MVP du tournoi) avaient fait le trou (22-18, 34e). Un écart définitif. Et qui n'a fait qu'enfler jusqu'à la délivrance, synonyme de onzième titre majeur en vingt-deux ans. Oui, vous avez bien lu : onze titres en vingt-deux ans. Les rois du monde sont des extraterrestres.

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