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L'antisèche : 30 minutes pour trembler, 30 pour régaler et l'éternité pour savourer

L'antisèche : 30 minutes pour trembler, 30 pour régaler et l'éternité pour savourer

Le 29/01/2017 à 21:38

MONDIAL 2017 – L'équipe de France a conquis sa 6e couronne mondiale contre la Norvège (33-26), dimanche. C'est finalement après la pause, emmenés par un Michaël Guigou qui ne fait pas ses 35 ans et un Vincent Gérard inspiré, que les Bleus ont fait la différence.

Le jeu : 30 minutes difficiles et puis le show

Le match de poule avait donné la température. La première période de la finale a confirmé que la Norvège était armée pour embêter les Bleus. Avec son jeu rapide et sa base arrière mobile et puissante, l'équipe scandinave a souvent trouvé les failles nécessaires pour faire douter les tenants du titre. Peu aidés par leur défense, Omeyer et Gérard ont mis du temps à se chauffer. Alors que Bergerud a souvent été à son avantage de l'autre côté du terrain.

Très peu utilisé en première période, Guigou a pris les choses en main au retour des vestiaires. Les Bleus ont également relancé très vite pour imposer leur tempo. Un petit écart a rapidement été fait et Gérard a assuré le reste. Finalement, les Bleus n'auront tremblé que 30 minutes avant de dérouler et de filer vers cette 6e étoile.

Les joueurs : Et Gérard a montré son vrai visage…

Heureusement que les vieux briscards sont encore là. Narcisse avant le retour aux vestiaires, Guigou au début de la seconde période ont remis les Bleus sur les bons rails. Et puis Vincent Gérard a, de nouveau, montré qu'il incarnait bien le futur dans les bois français.

D'abord décevant mais rassurant juste avant la pause (3 arrêts), il a ensuite mis le feu à l'AccorHotels Arena (8 sur 17 en seconde période, pour un total de 11 sur 27, 41%, sa moyenne du Mondial). Preuve que les Bleus n'avaient besoin de personne d'autre ce dimanche soir, Omeyer n'est plus du tout entré en jeu. Comme un passage de témoin ?

Le facteur X : Une statue pour Guigou !

Kentin Mahé ayant été lancé dans le grand bain, Michaël Guigou a passé quasiment toute la première période sur le banc. Après s'être échauffé longuement, le génial Montpelliérain a débuté au retour des vestiaires. Avec 3 des 4 premiers buts des Bleus, des passes dont il a le secret et sa science du placement (et du passage en force) en défense, il a remis les Bleus dans le bon sens. Vincent Gérard a également sa part de responsabilité avec 3 arrêts déterminants dès la reprise. Mais le tournant du match, c'est bien Guigou qui l'a provoqué.

La stat : 1

Comme le nombre de but de Sander Sagosen ce dimanche. La star norvégienne est passée à côté de sa finale. Parfaitement muselé, notamment par Mika Guigou en stricte lors de la seconde période, le futur joueur du PSG n'a jamais trouvé le bon rythme ni la mire. Notamment à 9m, sa grande force habituellement (1 sur 5).

Le tweet qui vous hérisse le poil

La décla : Thierry Omeyer

"Je suis très fier de notre équipe, de notre parcours et très heureux tout simplement pour le public et les fans. Tout le monde attendait cela mais cela a été dur. Il y a eu de gros combats. Les équipes avaient à coeur de nous faire tomber. Je suis très fier de gagner devant notre public. Seize ans après, c'est indescriptible. Je ne réalise pas..."

La question : Quels cadres seront encore de la partie pour le prochain Euro ?

Ils ont tous fui la question et nous ont demandé de les laisser savourer. Alors on n'a pas insisté. Mais la question va forcément revenir à un moment donné. Qui verra-t-on en Croatie lors du prochain Championnat d'Europe ? Du haut de ses 40 ans, Thierry Omeyer fera-t-il encore partie de l'aventure ? Même chose pour Daniel Narcisse et ses 37 ans. Ou encore Michaël Guigou, qui a soufflé sa 35 bougie la veille de la finale. La bonne nouvelle, c'est qu'aucun d'entre eux n'a dévoilé ses desseins juste après le match. Ça laisse une chance de voir encore un peu ces monuments du sport français. Qui s'en plaindra ?

France Norvège trophée

France Norvège trophéeAFP

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