Repartir de zéro

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L'équipe de France féminine débute, ce jeudi contre l'Autriche, l'Euro 2004 en Hongrie. Olivier Krumbholz, l'entraîneur des Bleues, devra composer avec un groupe profondément remanié depuis l'échec des Jeux d'Athènes. Objectif : au moins la cinquième plac

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Crédit: Eurosport

[09/12/2004] Profondément remaniée depuis les jeux Olympiques, l'équipe de France féminine, championne du monde en titre, part vivre sa première grande aventure commune à l'Euro-2004, qui débute jeudi en Hongrie. Le premier match contre l'Autriche sera déterminant. Un nouveau groupe est né, composé pour seulement d'un tiers de joueuses ayant participé à la finale victorieuse du Mondial-2003 en Croatie. Tous les repères de la sélection entraînée par Olivier Krumbholz sont à construire. Quatre mois à peine se sont écoulés depuis l'immense déception de la défaite contre l'Ukraine pour la médaille de bronze des JO-2004 mais déjà les objectifs de la sélection tricolore ont été officiellement revus à la baisse.
"Rester réalistes"
"Il faut rester réalistes. On a bouleversé l'équipe et l'Euro sera disputé par des équipes comme la Norvège, la Serbie-Monténégro, la Russie ", constate Olivier Krumbholz qui ne vise pour l'instant qu'une modeste huitième place. Le tirage au sort a réservé un tour préliminaire relativement favorable aux Françaises qui vont affronter tour à tour l'Autriche, le Bélarus et les grandes favorites hongroises, vice-championnes du monde en titre.
Réaliser l'exploit contre la Hongrie
Un succès contre le Bélarus (considéré comme l'équipe la plus faible du groupe D) semblant à la portée des Tricolores, leur sort au tour principal pourrait tenir à une victoire contre l'Autriche, le premier adversaire jeudi. "L'Autriche a un niveau fluctuant mais avec ses joueuses naturalisées c'est une équipe très solide. C'est un match capital pour notre classement car les points resteront acquis dans la deuxième phase", explique Krumbholz, avant d'admettre qu'un "bon résultat contre la Hongrie serait un véritable exploit".
Vaincre l'Autriche
Le tour principal paraît un objectif plus que réaliste, puisque trois équipes sur quatre dans chaque groupe y accèderont. Le tout étant d'avoir un maximum de points afin de ne pas le débuter avec un trop lourd handicap. Si elle passait cette première étape, la France trouverait sur son chemin trois équipes parmi les quatre suivantes: l'Allemagne, qu'elle a battu en tournoi de préparation, la Suède, la Roumanie ou les championnes olympiques danoises, tenantes du titre européen, dont le collectif a été lui aussi largement modifié.
Des Bleues "new look"
Tout au long de sa préparation, l'équipe de France a prouvé qu'elle avait des ressources mais manquait encore de repères. Bilan : sept défaites, cinq victoires et un nul final contre les vice-championnes d'Europe norvégiennes, dimanche, au Tournoi de Paris. S'il est encore trop tôt pour juger des capacités à long terme de cette équipe de France "new look", elle est déjà forte de quelques certitudes, notamment la fière allure de sa base arrière (avec Christine Vanparys, Stéphanie Fiossonangaye, Sophie Herbrecht et Leïla Lejeune en fers de lance).
Joseph-Mathieu pour remplacer Nicolas
Les plus anciennes, les pivots Véronique Pecqueux-Rolland et Isabelle Wendling, ont confirmé qu'elles étaient des valeurs sûres, auxquelles vont s'ajouter aux ailes Raphaëlle Tervel et Stéphanie Cano, meilleure ailière droite de l'Euro-2002 et appelée de dernière minute en remplacement d'Estelle Vogein. En l'absence de Valérie Nicolas, blessée à un genou lors des JO-2004, Stella Joseph-Mathieu a endossé l'habit de gardienne de but numéro un. Elue meilleure joueuse du Championnat allemand à son poste la saison passée, elle a immédiatement pris la carrure d'une portière de niveau international malgré un compteur n'affichant que 24 sélections.
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