"Jamais de certitudes"

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Champions olympiques en titre, les Français ne veulent parler de statut de favoris pour le Mondial qui débute vendredi en Croatie. L'équipe de Claude Onesta sait que ses protégés ont un fort potentiel, mais redoute davantage les Croates qui auront la chan

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Comment s'est déroulée la préparation ?
C.O. : On a fait le choix d'une préparation allégée. On a peu sollicité les joueurs sur de la charge d'entraînement et on a beaucoup insisté sur la récupération et sur les soins. On avait la sensation d'avoir une équipe amoindrie par les efforts de cet été. On a même accepté de libérer les joueurs pendants deux jours et demi pour qu'ils reviennent chez eux. Je souhaite que ce pari sur la fraîcheur et l'envie soit payant.
Ne risquez-vous pas de démarrer la compétition lentement ?
C.O. : On va peut-être être en difficulté au début parce qu'on va manquer de réglages et de précision. J'espère qu'on ne va pas trop balbutier notre handball pendant les premiers matchs pour ne pas entamer notre capital confiance.
Votre groupe semble facile avec la Roumanie, l'Argentine, l'Australie, la Slovaquie et la Hongrie. Etes-vous d'accord avec ce postulat ?
C.O. : Il semble accessible. Le piège serait de penser qu'avec un effort minimum on va réussir quand même à passer le cap. Je n'ose croire qu'on puisse être éliminé lors de ce premier tour, mais si on se qualifie en ayant fait des matches médiocres on va aborder le deuxième dans de mauvaises conditions psychologiques. Il faut être capable de réussir de manière propre pour pouvoir faire les rotations nécessaires et ne pas dépenser trop d'énergie.
La victoire de Pékin vous a-t-elle donné des certitudes ?
C.O. : Je n'ai jamais de certitudes. On a du potentiel, des savoir-faire, mais un tiers de l'équipe est renouvelé. Il y a donc des habitudes de vie et de travail qu'il faut retrouver. C'est sr qu'on n'aura pas une équipe aussi pointue qu'elle a été aux Jeux. C'était le fait d'un mois et demi de travail. Là on n'a eu que dix jours. On aura donc forcément un jeu moins léché et moins maîtrisé. On va essayer de compenser par l'enthousiasme et l'envie.
Considérez-vous la France comme la favorite pour l'or ?
C.O. : Je ne vois pas comment on pourrait être favori devant les Croates quand on sait la difficulté qu'on a eue à les battre à Pékin. Cette fois-ci, ils vont être chez eux, dans leur championnat du monde. On sait l'importance de jouer une compétition à domicile, les Français l'ont vécu en gagnant chez eux en 2001 et les Allemands en 2007. L'environnement sera favorable aux Croates. Il va falloir être très fort pour les battre chez eux.
Y a-t-il un risque d'excès de confiance de la part des champions olympiques ?
C.O. : C'est dans la nature des joueurs de ne pas avoir la grosse tête. Cela ne veut pas dire qu'ils ne sont pas fiers de ce qu'ils ont fait. Ils connaissent les contraintes du plus haut niveau et savent que sans exigence, sans rigueur, sans travail, il n'y a pas d'ambition possible dans un Championnat du monde. Ils ont choisi de s'y remettre. Par ailleurs, plus des deux tiers des joueurs et du staff ne sont pas champions du monde. Il y a une vraie envie. Ce n'est pas une compétition banalisée à laquelle on va participer. Je ne sais pas si on va jouer notre meilleur handball, mais je suis sr qu'on sera déterminé et qu'on fera le maximum.
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