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Un derby de feu

Un derby de feu

Par Eurosport
Par Eurosport - Le 21/04/2006 à 10:00
Le premier tour des playoffs NHL propose un savoureux derby à Big Apple entre New Jersey et les New York Rangers. Les Devils, intenables depuis un mois, seront sans aucun doute difficiles à stopper. Focus sur les quatre duels de la Conférence Est.
 

1. OTTAWA SENATORS – 8. TAMPA BAY LIGHTING

Bien sûr, Ottawa est encore privé de Dominik Hasek, blessé lors des Jeux Olympiques de Turin, et la question de savoir si les Senators peuvent remporter la Stanley Cup sans leur portier tchèque se pose de manière légitime. Mais pour ce premier tour, l'absence du Dominator ne constituera pas la clé du problème. Si la franchise canadienne évolue à son niveau, elle dominera en toute logique le tenant du titre. Tampa Bay n'a arraché son billet pour les playoffs qu'au tout dernier moment et le Lightning semble loin du rouleau compresseur de 2004. Surtout, Nikolay Khabibulin, si déterminant lors de la conquête du titre il y a deux ans, n'est plus là devant le filet, et ça se sent.

Au moins, cette confrontation devrait promettre du spectacle. Avec 314 buts inscrits, Ottawa possède l'attaque la plus prolifique de la NHL, et Tampa Bay a battu son record de buts. Daniel Alfredsson, Dany Heathley et Jason Spezza sont des sacrés menaces offensives et le récent retour de Martin Havlat, out depuis la fin du mois de novembre, ne va faire qu'accroitre un peu plus la puissance de feu des Sens. La consécration de la capitale du Canada est annoncée depuis maintenant quelques années. Est-ce la saison d'Ottawa? Tampa Bay veut prouver que non mais le talent, pourtant bien réel, de Lecavalier, Richards et Saint-Louis risque de ne pas suffire…

2. CAROLINA HURRICANE – 7. MONTREAL CANADIENS

Carolina, c'est la très bonne surprise de cette saison. Pendant trois mois, les Hurricanes furent même la meilleure équipe de la Ligue. Mais depuis la coupure olympique, la mécanique s'est quelque peu enrayée et les hommes de Peter Laviolette ont laissé filer la première place de la Conférence. Devant, Carolina va très vite avec un garçon comme Eric Staal, joueur de deuxième année qui a réalisé d'énormes progrès. Contrairement à Montréal, les Canes possèdent une multitude de scoreurs. Huit joueurs ont d'ailleurs atteint la barre des 20 buts cette saison. Personne n'a fait mieux.

Tout le monde s'accorde à dire que les Canadiens ne présentent pas autant d'atouts que leur adversaire. Le fait est incontestable. Les Habs ont vécu une saison sinusoïdale, marquée par un changement d'entraineur et de gardien, l'inamovible Jose Theodore cédant sa place à Cristobal Huet et David Aebischer. Le Français et le Suisse, qui se partagent le temps de jeu, ont largement contribué à la qualification des Québécois, particulièrement Huet, qui a transfiguré cette équipe depuis le mois de février, au point de devenir la grande vedette locale. Cela s'est avéré suffisant pour emmener Montréal en playoffs. Pour éviter de n'y faire qu'un bref séjour, la bande à Saku Koivu devra trouver d'autres arguments.

3. NEW JERSEY DEVILS – 6. NEW YORK RANGERS

Il y a encore trois mois, les Rangers auraient adoré l'idée de retrouver New Jersey en playoffs. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Donnés pour mort à Noël, les Devils ont opéré un redressement spectaculaire depuis, terminant la saison sur une extraordinaire série de 11 victoires consécutives. New Jersey semble presque imbattable en ce moment et ses leaders, comme Martin Brodeur, Patrik Elias ou Brian Gionta, sont au sommet de leur art. Les banlieusards ont donc arraché sur le fil la Division Atlantic, alors qu'ils n'avaient jamais occupé la première place avant la dernière journée de la saison régulière ! Une trajectoire opposée à celle du voisin new yorkais.

Après des années d'errances, les Rangers ont signé leur grand retour sur le devant de la scène cette saison. Une renaissance due en grande partie à celle de Jaromir Jagr. Le buteur tchèque a retrouvé l'envie et le goût du jeu et l'attaque new yorkaise repose presque exclusivement sur lui. L'émergence du gardien rookie suédois Henrik Lundqvist a également pesé. Malheureusement, New York ne tourne plus à plein régime depuis un moment et n'a d'ailleurs remporté que 9 de ses 25 matches depuis les Jeux de Turin. Pas vraiment le rythme d'une équipe de playoffs… Difficile, dans ces conditions, de ne pas faire de New Jersey le grand favori de ce derby.

4. BUFFALO SABRES – 4. PHILADELPHIE FLYERS

Une série intéressante et très ouverte. D'un côté, Buffalo, une des plus belles surprise de la saison régulière, qui aborde ces playoffs en pleine confiance. De l'autre, Philadelphie, un des trois ou quatre favoris pour le titre en début de saison. Les Flyers n'ont pas vraiment justifié ce statut et demeurent pour beaucoup une énigme. Le potentiel de l'équipe pennsylvanienne n'est pas encore clairement défini, surtout à cause des nombreuses blessures qui l'ont accablé. Mais il y a trop de talent dans ce groupe pour l'écarter aussi vite de la course à la Stanley Cup. Peter Forsberg tient sans doute les clés du succès, ou non, de Philadelphie.

Quand la mégastar suédoise est sur pieds, Philly devient une machine de guerre. Sans lui, c'est une autre histoire. Les statistiques sont éloquentes: 35-16-9 avec Forsberg, 10-10-2 sans. Les Flyers présentent tout de même des lacunes récurrentes, même quand ils évoluent au complet: un des pires penalty killing de la Ligue et un gardien parfois inconstant, même si Robert Esche s'est montré plutôt à son avantage dernièrement. Mais le plus gros problème de Philadelphie, c'est Buffalo. Maxim Afinogenov draine derrière lui une attaque prolifique, la défense est très largement sous-cotée et le groupe est apparu très solidaire, dans les bons comme les mauvais moments.

 
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