Deux matches, deux victoires, tout va bien pour le Canada...
Oui, tout est OK. Nous avons marqué beaucoup de buts en deux matches, c'est bon pour la confiance. Bien sûr, les matches les plus compliqués sont encore à venir, mais nous avons affronté deux bonnes équipes et c'est important d'avoir gagné proprement. Le plus dur, quand on retrouve l'équipe nationale, c'est de quitter la NHL et notre équipe pour repartir de zéro avec 23 autres joueurs. Nous n'avons pas beaucoup de temps pour former un collectif. Mais ça commence à venir.
Les automatismes sont-ils difficiles à trouver?
Les gars ont tous un background différent. Certains sont habitués à jouer 25 minutes par match en NHL. Là, on leur demande de rester dans l'ombre, ou de jouer simplement 15, 20 minutes. Chacun doit accepter la situation et remplir le rôle qu'on lui demande de remplir. Il faut s'adapter, apprendre rapidement à jouer avec de nouveaux partenaires de ligne. C'est pour cette raison que les joueurs qui ont été sélectionnés répondaient à ces critères.
Avec l'affaire Gretzky, avez-vous eu des difficultés à vous concentrer sur le jeu?
Je pense que, depuis le début, chacun de nous vit une super expérience. On veut profiter à fond de ces Jeux et laisser de côté l'affaire Gretzky, l'affaire Tocchet. Maintenant, il semble que tout ça soit derrière nous. Tant mieux, nous n'aurons plus à répondre à toutes ces questions.
Le tournoi semble plus ouvert que prévu...
Oui, chaque match peu devenir très difficile. Tout va se jouer sur un seul match à partir des quarts de finale. Rien à voir avec les rencontres de playoffs en NHL, où on peut perdre un soir sans compromettre son avenir. On ne joue pas au meilleur des sept matches. Là, il va falloir être capable de jouer directement le septième match. La pression va monter au fil des rencontres. C'est là qu'on verra qui est capable de jouer son meilleur hockey.
Qui vous inquiète le plus?
C'est difficile à dire. On pensait que la Suède aurait une grande équipe ici. Je le pense toujours, mais ils ont quand même pris une grosse claque contre la Russie. C'était vraiment étonnant. Regardez les Tchèques. Ils sont parmi les meilleurs joueurs du monde, mais ils ont perdu contre les Suisses. Donc, c'est difficile de désigner aujourd'hui un favori. Je pense que le mieux, pour le Canada, c'est d'avancer sans trop se poser de questions. Nous voulons juste que notre jeu soit au top au bon moment.
Vous pensez déjà aux quarts de finale?
Concentrons-nous surtout sur notre jeu. L'important, c'est de construire un collectif, de gagner de la confiance. Il nous reste trois matches pour devenir une véritable équipe.
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