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La Coupe Stanley tourne à la démonstration. Detroit a encore corrigé Pittsburgh (3-0) lors du deuxième match lundi soir, à la Joe Louis Arena. En deux rencontres, les Red Wings n'ont toujours pas encaissé le moindre but. La jeune garde de Pittsburgh va de

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Crédit: Eurosport

Si Detroit continue de jouer de la sorte, la prochaine fois que les Red Wings reviendront à Motor City, ce sera probablement pour une parade dans la ville afin de célébrer la 11e Coupe Stanley de la franchise du Michigan. En remportant le deuxième match de la finale lundi (3-0), aussi aisément que le premier, Detroit s'est placé en position de force avant de se rendre à Pittsburgh pour les deux prochaines rencontres. Mais cette finale 2008 n'a-t-elle pas déjà rendu son verdict, tant les Penguins semblent bien tendres jusqu'ici? En deux matchs, les Pens n'ont toujours pas marqué un seul but...
Les changements de ligne apportés par Michel Therrien, avec notamment le retour de Gary Roberts, n'ont absolument rien changé. Detroit a trouvé deux fois l'ouverture avant que Pittsburgh n'ait pu tirer une seule fois au but ! Brad Stuart (7e) et Thomas Holmstrom (12e) ont rapidement débloqué la situation pour assommer les Penguins, avant que Valtteri Filppula (49e) ne clôture le score en troisième période. Maîtres du palet, dominateurs physiquement et collectivement, les Wings sont simplement trop forts pour le moment.
Osgood dans un fauteuil
Chris Osgood, qui a vraiment joué dans un rocking-chair lundi soir, derrière une défense intraitable, signe donc son deuxième shutout de la finale. Il est le premier à réussir cette performance depuis Martin Brodeur avec New Jersey en 2003. "C'est super de jouer avec une telle défense. Pour ma confiance, c'est capital. Après, je ne m'occupe pas de ces statistiques. La seule chose qui m'importe pour le moment, c'est de gagner", assure Osgood, à qui le public de la Joe Louis Arena a encore rendu hommage en fin de rencontre, à grands coups de "Ozzie".
Pour Pittsburgh, la tâche semble insurmontable. 31 fois, dans l'histoire de la Coupe Stanley, l'équipe qui jouait les deux premiers matchs à domicile a remporté ces deux rencontres. 30 fois, elle a ensuite gagné le titre. C'est dire... K.O. debout, la bande à Sidney Crosby va devoir prouver dès mercredi soir qu'elle n'a pas seulement du talent, mais aussi une sacrée force de caractère. Un motif d'espoir? Pittsburgh reste sur une impressionnante série de 16 victoires dans son "Igloo", où il n'a plus perdu depuis le 24 février. "Ils n'ont pas beaucoup plus d'occasions que nous. Ils sont juste plus réalistes que nous", juge Crosby. Michel Therrien, agacé et frustré après ce deuxième échec, devra trouver les mots pour remobiliser son groupe.
Mais ce sont bien les Wings qui détiennent les clés du problème. S'ils maintiennent ce niveau de jeu, l'affaire est pliée. Si, comme en finale de conférence face à Dallas, alors qu'ils menaient la série 3-0, ils tendent à se relâcher, Pittsburgh aura une ouverture. A l'évidence, Detroit possède une marge de manoeuvre importante, plus encore après le retour de Johan Franzen. Intenable en début de playoffs, le Suédois a effectué sa rentrée lundi après deux semaines d'absence. Il n'a pas marqué, mais a tout de même signé une assistance sur le but de Filppula.
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