"Une grande émotion"

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Figure emblématique des Red Wings, Nicklas Lidstrom vient de conquérir sa quatrième Coupe Stanley avec Detroit, mais la première en tant que capitaine, ce qu'aucun joueur européen n'avait accompli. A 38 ans, il entre un peu plus dans l'histoire de la fran

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Crédit: Eurosport

C'est votre quatrième titre, mais le premier en tant que capitaine. Cela change quoi pour vous?
Nicklas LIDSTROM. : C'est une grande émotion d'être le premier gars de l'équipe à soulever le trophée. Mais franchement, j'ai ressenti la même chose que lors des trois précédents titres. C'est tellement dur de gagner un titre, que quand tout est fini, vous ressentez une joie immense, impossible à décrire. Quand vous arrivez au camp d'entrainement en début de saison, vous n'avez qu'un seul objectif: remporter la Coupe Stanley et vous vous battez pendant 10 mois pour ça.
Vous ne vouliez pas en parler avant. Maintenant que vous avez obtenu ce titre, que représente pour vous le fait d'être le premier capitaine européen à soulever la Coupe Stanley?
N.L. : C'est quelque chose dont je suis très fier. Je suis ici depuis longtemps maintenant. J'ai vu Steve Yzerman avoir cet honneur, alors je suis fier et honoré de devenir le premier joueur européen à avoir ce privilège. Je suis aussi très fier de faire partie des Red Wings, où l'histoire et la tradition veulent dire beaucoup.
Comment avez-vous fait pour vous remettre de ce terrible match 5, où vous êtes passé à 30 secondes du titre avant de perdre en prolongation...
Je pense que le vécu joue beaucoup dans ces moments là. Nous sommes plusieurs dans l'équipe à avoir vécu à peu près tout dans notre carrière, les bons comme les mauvais moments. Cela nous permet de ne pas paniquer. Tout le groupe a fait un super boulot pour laisser la déception de la défaite derrière nous. Lors de la journée de repos, puis dans l'avion, tout le monde était très relax. Nous étions prêts à repartir au combat et cela s'est vu ce soir (NDLR: mercredi soir) dès la première période. L'expérience a payé.
Quel a été l'élément déterminant de votre victoire dans cette série contre Pittsburgh?
N.L. : Notre défense. Il fallait absolument parvenir à stopper leur attaque. Nous savions qu'il fallait limiter les occasions de but de leurs deux premières lignes offensives, qui sont si dangereuses. Nous avons toujours essayé de contrôler le jeu, de ne pas trop subir.
Comme souvent ces dernières années, Detroit a dominé la saison régulière. Mais cette fois, vous avez réussi à maintenir ce niveau de jeu en playoffs...
N.L. : Oui, l'année dernière, nous avons eu du mal à digérer notre défaite contre Anaheim en finale de conférence. Cette fois, l'équipe a toujours su répondre présent dans l'adversité. C'était la clé. Je suis fier de voir que l'équipe a été capable de jouer aussi bien du début de la saison régulière à la fin des playoffs.
Le premier joueur à qui vous avez passé le trophée est Dallas Drake. Ce n'était sans doute pas un hasard...
N.L. : Non. J'ai commencé à penser à ça au cours du premier tour. Je n'en avais parlé à personne. Mais je réfléchissais à qui je donnerai le trophée si nous allions au bout. Dallas est un des premiers joueurs avec qui j'ai joué dans cette Ligue. Il est arrivé un an après moi. Il a disputé 16 saisons. Il a eu une belle et longue carrière mais il n'avait jamais gagne le titre. Il n'avait même jamais été en finale. Pour moi, c'était donc naturel de lui transmettre ce trophée, pour tout ce qu'il a accompli, et toutes ces heures de travail.
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