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La Russie suspendue par le CIO, les sportifs autorisés à participer sous drapeau neutre

La Russie exclue, pas ses sportifs

Le 05/12/2017 à 19:47Mis à jour Le 05/12/2017 à 19:58

JO 2018 - Le CIO a rendu son verdict. La Russie ne pourra pas participer à la compétition qui se déroulera à Pyeongchang, en Corée du Sud, du 9 au 25 février prochain. Mais comme cela avait été le cas pour les athlètes lors des JO de Rio en 2016, les sportifs sont autorisés à concourir sous drapeau neutre.

La sanction est tombée. Et ce n’est pas la plus radicale. Alors que tous les sportifs russes auraient pu être suspendus pour les JO de Pyeongchang, le CIO a décidé ce mardi de leur donner la possibilité de participer à la compétition sous drapeau neutre. Cette option avait déjà été choisie par l’instance olympique pour les JO de Rio en athlétisme. Par ailleurs, le Comité Olympique russe a été suspendu.

Pour les sportifs, c’est une libération. Autorisé à participer à des JO d’hiver où la Russie excelle d’habitude, ils auront tout loisir de briller en Corée du Sud. Mais sous bannière neutre. En revanche, c’est une petite défaite politique pour le Kremlin. Face à cette possibilité, Vladimir Poutine avait lui-même affirmé ne pas vouloir voir ses sportifs sous d’autres couleurs que celles de la Russie. Son souhait n’a pas été exaucé. Le libellé des participants russes sera le suivant : "Athlète Olympique de Russie (OAR)". Leurs maillots comporteront cette mention et, en cas de titre, ce sera l’hymne olympique qui retentira.

Grande gagnante de l'édition 2014 - 13 titres à l'époque, mais seulement 9 désormais après le retrait pour dopage de 4 d'entre eux -, la Russie ne sera donc pas présente. En tout cas pas officiellement. Les officiels de la délégation russe ne seront d’ailleurs pas invités. Pire, le ministre des Sports, Vitaly Mutko, et son vice-ministre, Yuri Nagornykh, sont même exclus de tous les JO futurs.

"Sanctions proportionnées"

Les règles de participation pour les athlètes sont claires : ne jamais avoir été déclaré inéligible des règles anti-dopage auparavant et passer tous les tests antidopages demandés aux sportifs du monde entier pour participer à la grande messe olympique. Mais c’est bien le CIO qui choisira les participants russes.

Cette décision prise pour des raisons sportives est une première dans l'histoire olympique, et intervient alors que la Russie est accusée d'avoir mis en place un système de dopage institutionnalisé de 2011 à 2015, en particulier lors des JO d'hiver 2014 que le pays a organisé à Sotchi.

"Il s'agit d'une attaque sans précédent contre l'intégrité des jeux Olympiques et du sport. La commission exécutive du CIO, a pris des sanctions proportionnées au regard de la manipulation systémique, tout en protégeant les athlètes propres", a déclaré le président du CIO Thomas Bach dans un communiqué.

Thomas Bach

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