La cérémonie d'ouverture est prévue dans moins de 45 jours. Où en êtes-vous ?
T.R. : Je m'entraîne. Dur. Ce titre olympique doit passer par des heures d'entraînement, des remises en question, des heures de techniques. Dans la dernière ligne droite, on essaye de peaufiner ses points forts comme ses points faibles. J'essaye de bosser certaines techniques et de les enchaîner, et surtout qu'à chaque fois que j'attaque, ça tombe.
Comptez-vous les jours qui vous séparent de votre premier combat ?
T.R. : Pas du tout. Il y a eu un décompte J-100. Mais aujourd'hui, je ne sais même pas combien de jours il reste. Je sais juste qu'on est à moins de deux mois.
Vous avez tout de même envie de monter sur les tatamis, rassurez-nous ?
T.R. : Bien sûr (rires). Il y a une envie d'en découdre. La prochaine étape, c'était cette compétition au Portugal pour se remettre dans le bain. C'était une compétition d'entraînement pour voir ou on en était et ce qu'il fallait régler avant les Jeux.
A Londres, vous serez l'homme à battre...
T.R. : On peut dire qu'ils veulent ma tête. Ça me motive encore plus parce que ça me permet de me remettre en question avant chaque grande compétition. J'arrive sur une épreuve en me disant que je suis outsider et pas favori.
Finalement, c'est Laura Flessel qui a été choisie pour devancer la délégation tricolore. Que pensez-vous de ce choix ?
T.R. : C'est magnifique pour Laura. Je suis très content pour elle. Je sais que je suis son chouchou donc j'aurai une belle place dans les rangs pour le défilé, je pense (rires).
De votre côté, vous avez refusé de vous porter candidat. Pourquoi ?
T.R. : Ce n'est pas que ça ne m'intéressait pas. Je prépare les Jeux de Londres depuis longtemps et je n'ai pas envie de passer à côté. J'ai préféré me retirer et laisser faire des gens comme Laura, Nikola Karabatic ou Tony Parker qui méritent autant que moi d'être porte drapeau. Je voulais vraiment me concentrer sur ma journée. Parce que je sais que c'est très difficile d'être porte drapeau. Et puis, je suis trop jeune.
Et dans quatre ans, à Rio ?
T.R. : C'est un rôle qui pourra m'intéresser. Je serai encore plus mûr pour le faire. Pourquoi pas...



AFP
























