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MOTOGP - Pour être le "meilleur des autres", Johann Zarco (Yamaha Tech3) a tout ce qu'il faut

Pour être le "meilleur des autres", Zarco a tout ce qu'il faut

Le 10/04/2017 à 00:04

GRAND PRIX D'ARGENTINE - Johann Zarco (Yamaha Tech3) a soulagé tout le monde. Auteur de six tours marquants au Qatar avant de chuter, le Français s'est offert une jolie remontée en Argentine. Et a confirmé qu'il avait tout pour être "le meilleur des autres".

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Si doute il y avait, il a été totalement dissipé. A Termas de Rio Hondo, Johann Zarco (Yamaha Tech3) a balayé d'un joli coup de poignet la chute qui avait entâché son époustouflant début de course qatarien. Auteur d'une remontée pleine de maîtrise pour passer du 14ème au 5ème rang, le Français a rassuré. Avant cela, il avait multiplié les erreurs.

En MotoGP, le succès se joue aussi sur des détails. Zarco l'a appris à ses dépens dès la manche inaugurale, payant, probablement, un choix pneumatique trop osé. Le Cannois avait subi une seconde piqûre de rappel dès la qualification argentine, samedi, en choisissant de rouler toute la séance avec la même gomme, réduisant ainsi à néant ses chances d'accès à la Q2.

Johann Zarco (Yamaha Tech3), à la bataille avec Alvaro Bautista (Ducati Aspar) lors du Grand Prix d'Argentine 2017

Johann Zarco (Yamaha Tech3), à la bataille avec Alvaro Bautista (Ducati Aspar) lors du Grand Prix d'Argentine 2017AFP

Zarco a déjà appris

Alors il fallait une certaine force mentale, ce dimanche, pour avoir le cran de demander à ses ingénieurs le remplacement de l'ensemble du système de freinage à quelques minutes du départ, après un tour de chauffe infructueux. Le talent a fait le reste, la tête et l'expérience d'une double couronne Moto2 aussi. En dix tours, Zarco a avalé son remarquable coéquipier Jonas Folger et bataillé avec quelques cadors, d'Andrea Dovizioso (Ducati Team) à Dani Pedrosa (Honda HRC). Eux ont bouclé leur course dans le bac à graviers. Pas lui.

Dans un plateau ultra-relevé (probablement plus que jamais), intégrer le Top 5 sous le drapeau à damier prendra la forme d'un petit exploit, qu'importe les conditions météorologiques, les circonstances, les chutes des uns et des autres. Et puisque les performances pures de sa machine privée ne lui permettront pas de l'assurer systématiquement, le protégé de Laurent Fellon aura bien besoin de son audace, de sa science technique et de sa résistance au duel pour y parvenir. Comme en Argentine.

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