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Des Bleus revanchards
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Publié 02/02/2012 à 21:24 GMT+1
Avec deux descentes programmées à Chamonix, Johan Clarey et Adrien Théaux espèrent briller sur "La Verte" des Houches, vendredi et samedi en Coupe du monde. La première sera la reprise de l'épreuve de Val Gardena, annulée à cause du vent, alors que les deux Tricolores étaient en tête de la course.
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"Val Gardena, c'est déjà oublié." Johan Clarey est beau joueur, mais c'était moins le cas le 17 décembre dernier. A Val Gardena, le Français était en tête de la descente devant un autre Français, Adrien Théaux, avant que la course ne soit annulée en raison d'un vent qui soufflait trop fort. Une bonne raison pour quitter l'Italie en étant "écoeuré". L'étape italienne a finalement été reprogrammée à Chamonix, station française qui accueille finalement deux descentes vendredi et samedi, puis un super-combiné (descente et slalom) le dimanche. "Ce qui me motive surtout, c'est d'être à la maison et que je ne suis pas sûr de recourir en France", insiste le skieur de 30 ans qui a tourné la page sur cette frustration.
Chamonix ne devrait pas retrouver de place au calendrier avant 2016 et la Fédération internationale n'est pas chaude pour que Val d'Isère organise une descente sur la face atypique de Bellevarde. Alors les Français, qui tournent autour du podium depuis le début de la saison, ont deux occasions plutôt qu'une de réussir un coup lors de ces épreuves de vitesse comptant pour la Coupe du monde. D'autant plus que l'optimisme tricolore est alimenté par la nature de "La Verte" des Houches qui fait la part belle aux glisseurs Guillermo Fayed, Johan Clarey et surtout Yannick Bertrand, sixième en 2011.
"On a une bonne minute de glisse sur deux minutes de course. Il faut avoir le feeling avec la neige, être actif dans la douceur, prendre les bonnes pentes et contre-pentes", explique Bertrand. "La partie du haut est néanmoins technique avec le passage clé du "rocher blanc", où il ne faut pas laisser de vitesse en route", souligne Fayed. "Ce n'est pas la piste la plus compliquée, et cela élargit l'éventail des postulants au podium", avertit Clarey. Le skieur de La Clusaz en Haute-Savoie a trouvé cette saison de la continuité, se classant dans les dix premiers de cinq des six descentes disputées, avec notamment des 4e et 5e places à Beaver Creek et à Kitzbühel.
Pinturault, grande première
Cet engouement sera partagé par Alexis Pinturault. Le grand espoir du ski alpin français participera probablement vendredi à la première des deux descentes programmées, une première pour lui dans la discipline reine. Le skieur de Courchevel, qui a déjà couru dans les quatre autres disciplines (géant, slalom, super-G et super-combiné), pourra ainsi prendre ses repères avant la descente du super-combiné dominical. Du haut de ses 20 ans, il est déjà monté deux fois sur le podium en Coupe du monde, chaque fois à la 2e place en slalom géant (Kranjska Gora et Sölden).
Didier Cuche sera l'un des favoris dans la station française. Le Suisse de 37 ans et demi, qui a annoncé sa retraite il y a deux semaines à Kitzbühel, a transformé sa tournée d'adieux en voie triomphale. Le Neuchâtelois a gagné à la suite, certes sur des parcours réduits à cause des mauvaises conditions météo, les descentes de Kitzbuhel et de Garmisch-Partenkirchen. "Ce n'est pas tant l'annonce de ma retraite que les résultats qui m'ont libéré", remarque le Romand. Alors, sur une piste où sa science des sauts et des courbe impressionne ses adversaires, Cuche a toutes les chances de remporter une 3e victoire consécutive dans la discipline reine.
Reste le chapitre du matériel. "Ces dernières semaines, on était plutôt limite pluie. On nous annonce pour les prochains jours des moins 20 degrés. Maintenant c'est au skiman de jouer, de trouver le bon fart", indique le favori qui gardera un oeil sur Ivica Kostelic. Le Croate, détenteur du grand globe de cristal, a pour sa part l'opportunité d'augmenter son avance en tête du classement général au bénéfice du super-combiné dominical. Le skieur de Zagreb possède une marge de 80 points sur le jeune Autrichien Marcel Hirscher, roi des épreuves techniques, absent au pied du Mont-Blanc.
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