Entre envie et réalité

Eurosport sur Google

Foncer mais attention bobo: c'est la feuille de route des descendeurs français qui débutent leur saison de Coupe du monde à Lake Louise, dans les Rocheuses canadiennes, samedi avec l'épreuve de vitesse, suivie d'un super-G dominical.

Eurosport

Crédit: Eurosport

"C'est un groupe de jeunes, qui a pris pas mal d'expérience et qui maintenant devrait arriver à maturité. Donc on attend beaucoup de cette première course pour lancer la saison", explique Gilles Brenier, directeur de l'équipe masculine. Responsable du groupe vitesse, le Suisse Patrice Morisod freine un peu: "Le problème, c'est que les deux-trois têtes de série qu'on a sont blessées. On doit vraiment faire attention".
Adrien Théaux souffre des lombaires, David Poisson a aussi des problèmes de dos -maux qui ont privé l'un et l'autre d'une préparation optimale- et Johan Clarey se ressent parfois de ses genoux. Ce cadre clinique -"Il faut être réaliste", ajoute M. Morisod- n'empêche pas un certain optimisme, conforté par le bon chrono (8e) que Poisson a réalisé mercredi lors du 1er entraînement. La 2e des trois séances ayant été annulée jeudi, en raison d'un vent trop fort, cette impression favorable demande confirmation. "Ca me rassure car j'ai rarement fait aussi bien ici", remarque David Poisson, qui a bénéficié d'une piste bien lustrée, "des conditions glace qui me vont bien". Théaux, le cadet (26 ans) du trio de pointe, se rappelle pour sa part qu'il s'était classé 6e du super-G il y a un an sur la pente canadienne, et également 13e de la descente.
Tendance
L'attitude se veut aussi résolument positive pour tenter d'inverser la tendance. Si on excepte la 3e place de Clarey en descente à Val Gardena (Italie), en décembre 2009, les Français présents dans l'Alberta ne sont jamais montés sur un podium de Coupe du monde. Et il faut remonter à janvier 2007 pour retrouver trace d'une victoire française dans la discipline reine. C'était à Val d'Isère, signée par Pierre-Emmanuel Dalcin, désormais frais retraité. "Ce qui nous manque, c'est un leader et ce leader je pense que ça pourrait être Johan Clarey", souligne Patrice Morisod.
Le temps presse car le groupe vitesse souffre depuis trois saisons d'un déficit de résultats par rapport aux techniciens emmenés par Jean-Baptiste Grange. Quelle que soit leur envie, les descendeurs français auront de toute manière fort à faire. La Suisse, l'Autriche, l'Italie et le Canada présentent des équipes supérieures sur le papier. Malgré l'absence de son champion olympique Didier Défago, blessé, la Confédération helvétique peut compter sur l'ancien Didier Cuche et le jeune Carlo Janka, vainqueur de la Coupe du monde générale. Tandis que le Norvégien Aksel Lund Svindal et l'Américain Bode Miller restent de superbes individualités et de sacrés clients pour la victoire.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité