Eurosport
La grande frustration
Par
Publié 17/12/2005 à 17:00 GMT+1
Sur une Saslong amputée de son premier quart, celui où il avait l'habitude de faire la différence, Antoine Dénériaz a dû se contenter de la 7e place lors de la descente de Val Gardena, samedi. Dans ces conditions particulières, c'est Marco Buechel qui a r
Eurosport
Crédit: Eurosport
C'est leur piste, mais elle s'est refusée à eux. Kristian Ghedina, quadruple vainqueur de la descente de Val Gardena, a échoué dans sa quête d'un cinquième sacre historique, butant au pied du podium, à la quatrième place. Seule la première l'intéressait. Quant à Antoine Dénériaz, double lauréat en 2002 et 2003, il doit se contenter du septième rang, loin de ses ambitions initiales. L'Italien et le Français ont tous deux été victimes de Marco Buechel, mais surtout de la météo.
La neige, et plus encore le vent, ont contraint les organisateurs à abaisser le départ de 2250m à 2000m d'altitude, soit en-dessous du portillon du Super G, la veille. Résultat, une descente raccourcie d'une trentaine de secondes, mais également privée de piment, de sel. Ainsi privé de sa rampe de lancement, comme l'année dernière d'ailleurs (il avait fini 9e) Dénériaz, maître de la glisse, s'est trouvé terriblement frustré. Malgré une course relativement propre, il lui a manqué six dixièmes.
Walchhofer tout près
Dommage, car Val Gardena marque le rendez-vous de l'hiver pour le skieur de Morillon, qui ne trouve nulle part ailleurs un tracé qui sied mieux à son fantastique touché de neige. Certes, il signe son meilleur résultat de la saison après quatre descente, mais au regard de ses références passées dans la station italienne, le Français ne peut se satisfaire de sa place.
Kristian Ghedina non plus. Vainqueur ici-même en 1997, 1999, 2000 et 2001, le natif de Cortina d'Ampezzo voulait croire à un nouveau succès devant son public, synonyme de record. Brillant lors des entraînements, "Ghedo" y a cru. A mi-pente, il semblait d'ailleurs en mesure d'aller chercher Marco Buechel, avant de coincer pour 43 centièmes. Lui aussi a certainement été pénalisé par l'abaissement de la cabane de départ. Mais la météo fait partie du jeu...
Elle a finalement souri à un autre vieux grognard du circuit. De deux ans le cadet de Ghedina, Marco Buechel a livré une course limpide, trouvant le bon compromis dans le Ciaslat, juge de paix de cette descente raccourcie. Il fallait cela pour déloger Michael Walchhofer du trône. Le tout pour deux centièmes. Roi de Val d'Isère le week-end dernier, l'Autrichien est passé tout près d'un nouveau succès, qu'Erik Guay, excellent troisième (deuxième podium en deux jours pour le Canadien), devra encore attendre.
Miller reprend la main
Mais c'était le jour de Buechel. "Incroyable. C'est beau de gagner ici à 34 ans. J'ai tout risqué, c'était la seule solution pour gagner. En avril, j'avais fait beaucoup de tests. Le travail a payé", a confié le skieur du Liechtenstein. Près de trois ans après sa victoire dans le Super G de Garmisch, Buechel renoue donc avec la première marche du podium en Coupe du monde. Troisième à Lake Louise, lors du premier opus de l'hiver, il s'immisce dans la course au globe de cristal de la spécialité.
Une course à laquelle Hermann Maier ne prendra plus part. A nouveau distancé samedi (14e), Herminator semble toujours en mal de sensation. On murmure que sa jambe le ferait souffrir. Il commence en tout cas à décrocher dangereusement au classement général, où le chassé-croisé entre Bode Miller et Aksel Lund Svindal continue. L'Américain a repris les commandes qu'ils avaient laissées la veille au Norvégien. Ils ont rendez-vous dimanche à Alta Badia, dans le temple du géant.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité