2012 Open Australie Gilles Simon - AFP
 
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Simon : "Ça va finir par passer"


Par Eurosport
Dernière mise à jour Le 06/04/2012 à 09:40 -
Par Eurosport - Le 06/04/2012 à 09:40
Jusqu'à maintenant, Gilles Simon n'a gagné qu'un seul match de Coupe Davis. Vendredi, le Niçois, qui évoluera quasiment à domicile, affrontera l'Américain John Isner et son redoutable service avec l'espoir d'apporter un premier point à la France.

Quand on dit que vous allez vous mesurer à John Isner, c’est au sens propre comme au sens figuré… Cela va être un match compliqué, car actuellement, il joue très bien…

Gilles Simon : Au sens propre, on ne gagne jamais (NDLR : l’Américain affiche 2,06 m sous la toise !). Au sens figuré, on peut essayer, on a un peu plus de chances. C’est vrai qu’il est bon. Il possède un avantage avec sa taille et il s’en sert très bien. Il connaît ses forces. C’est quelqu’un qui maîtrise bien son style de jeu. Il le maîtrise même de mieux en mieux. Il devient logiquement de plus en plus difficile à battre. J’ai toujours pensé qu’il finirait dans le Top 10. Mais il avait du mal à faire des saisons entières, car avec cette taille-là, on est souvent blessé. On voit qu’il a pu jouer un peu plus régulièrement ces derniers temps et tout doucement, il y arrive.

Vous l’avez affronté deux fois en six mois, vous avez perdu à chaque fois. Du coup, comment allez-vous aborder cette rencontre ?

G.S. : C’était deux matches difficiles, dont un très long à l’US Open qui m’a fait assez mal, car il y avait de quoi passer ce jour-là. A Indian Wells cette année, c’était un beau match. Même si j’ai perdu 7-5 au troisième set, j’ai eu moins d’occasions. J’étais moins en mesure de gagner ce match. J’avais donc beaucoup moins de regrets. Comme c’était deux matches très difficiles, je lui ai aussi montré que c’était dur de me battre. J’espère arriver, une nouvelle fois, à lui poser des problèmes dès le début du match pour lui montrer que ce sera encore très difficile de me battre.

Avec son service, John Isner possède une sacrée arme…

G.S. : Oui, c’est une arme redoutable. Elle lui permet d’aborder ses jeux de service assez tranquillement. Cela lui permet aussi de mettre énormément de pression sur les jeux de retour. C’est difficile de trouver son rythme face à lui. C’est un peu l’enjeu du match. A chaque fois, face à lui, j’avais fini par le trouver. J’espère que j’arriverai à le trouver le plus tôt possible.

Est-ce que vous prenez quand même du plaisir face à ce type de joueur ?

G.S. : Ça dépend de la physionomie du match. A partir du moment où l’on est dans le combat, même si le combat est court pendant les échanges, ça reste intéressant.

Vous avez disputé six matches à enjeu depuis que vous jouez en Coupe Davis et vous n’en avez gagné qu’un seul. Est-ce que vous avez l’impression de devoir encore prouver quelque chose dans cette épreuve ?

G.S. : De toute façon, on est dans un sport où on doit toujours prouver quelque chose. C’est d’ailleurs parfois un peu triste. Quand on voit que Federer a gagné seize tournois du Grand Chelem, on retient juste qu’il n’a toujours pas gagné le dix-septième ! Il y a toujours quelque chose de plus à faire. C’est vrai qu’en Coupe Davis, pour l’instant, je n’ai gagné qu’un seul match. En même temps, j’ai toujours joué des matches extrêmement compliqués, pour la plupart du temps face à des joueurs du Top 10, et chez eux. Demain, ce sera encore un Top 10, mais cette fois ce sera à la maison. C’est la première fois que je vais jouer en France et j’espère que cela fera la différence.

Vous allez jouer ce match de Coupe Davis près de chez vous (NDLR : il est natif de Nice). Est-ce que cela peut être une source de motivation supplémentaire ?

G.S. : C’est déjà très difficile de jouer un match de Coupe Davis avec la concurrence qu’il y a dans cette équipe. Comme à chaque fois, je vais essayer de faire le maximum. Je ne vais pas essayer de jouer mieux ici que les autres fois. Les autres fois, j’étais déjà à 100 % pour gagner et cela ne m’avait pas souri. J’espère simplement qu’à force d’acharnement, cela va finir par passer.