Cornet: "C’était trop dur"

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Lucide, Alizé Cornet explique en termes simples la défaite de l'équipe de France devant l'Italie en Fed Cup. La Niçoise, loin d'être accablée, pense déjà aux barrages : "On sera prête, ce n'est pas encore la fin de l'aventure."

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FED CUP - 1er tour : ITALIE bat France 5-0
Alizé, la France est éliminée dès le troisième match. C'est une déception d'autant qu'aujourd'hui vous avez vraiment souffert…
ALIZE CORNET : "Oui, bien sûr, c'est une très grosse déception pour tout le monde. Pour moi la première puisque j'ai perdu la rencontre décisive en faisant un très mauvais match. Mais j'ai vraiment fait mon maximum. J'ai essayé de mettre la balle dans le court et de me battre mais mon tennis n'était pas là aujourd'hui. Nicolas a essayé de m'aider au bord du terrain. J'ai essayé de m'accrocher mais c'était trop dur."
Vous n'avez pas réussi à vous libérer ?
A.C. : "Oui, ou alors je me suis libérée mais pas de la bonne manière. Je ne me plaçais pas très bien. Je n'étais pas vraiment sereine sur mes coups. Le fait marquant est que mon coup droit n'a pas été à la hauteur aujourd'hui, alors que d'habitude, c'est mon coup fort. Quand on ne peut pas compter sur son point fort, le mental est menacé. J'avais envie de tout donner mais je n'y suis pas arrivée. Forcément, c'est dur."
Mettez-vous cette défaite sur le compte du manque d'expérience ?
A.C. : "Il y a un peu de tout dans cette défaite. Flavia Pennetta a très bien joué aujourd'hui et moi pas très bien. Le fossé était donc assez grand. Mentalement, ce n'était pas facile de savoir que si je perdais ce match, on perdait la rencontre. Je n'avais pas le droit à l'erreur. Le fait de jouer pour la France pèse lourd mais il va falloir que je m'habitue à ça."
Y-avait-il le contre-coup des événements d'hier ?
A.C. : "Non, pas trop. J'étais assez contente ce matin car je me suis réveillée en très bonne forme. Je me sentais bien sur le court aujourd'hui, je bougeais bien. Je ne me sentais pas du tout lourde. Mon épaule ne me faisait pas mal. J'étais d'ailleurs agréablement surprise. C'est juste que mes coups n'étaient pas là. C'est frustrant quand le physique y est mais pas la raquette. Il va falloir que j'oublie ce match ou en tous cas que je m'en serve pour le futur."
Quelle était l'ambiance hier soir ?
A.C. : "Elle est toujours très bonne quoiqu'il arrive. Hier soir, on y croyait encore très fort. On pensait pouvoir ramener les trois points. Du coup, l'ambiance était assez détendue. On est revenus très brièvement sur les événements qu'il y a eu entre Pennetta et l'arbitre car on a essayé de se concentrer sur nos matches."
La France vient de perdre trois fois de suite contre les Italiennes. Qu'est-ce qui vous sépare de cette équipe ?
A.C. : "Il ne nous manque pas grand-chose au vu des matches d'hier. Amélie pouvait difficilement passer plus près et moi aussi. On aurait très bien pu se retrouver à 2-0 pour nous ou à un partout. Cela aurait tout changé. On était aussi fortes qu'elles. Elles ont peut-être une équipe plus homogène. Je crois qu'elles ont quatre filles dans le Top 50. Amélie et moi, on joue bien aussi et on a une bonne équipe de double. La chance n'a pas tourné de notre côté."
Un match de barrages se profile désormais fin avril…
A.C. : "Je ne sais pas du tout qui on peut rencontrer en barrages. Une chose est sûre, on sera prêtes car on n'a vraiment pas envie de quitter le groupe mondial. On a largement notre place. L'aventure n'est pas finie. On va essayer de sauver notre peau."
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