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Le Masters, c'est spécial
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Publié 23/11/2010 à 12:37 GMT+1
Roger Federer se sent bien au Masters. Le Suisse garde une affection particulière pour le dernier tournoi de l'année, qu'il a déjà remporté à quatre reprises. Il affronte Andy Murray cet après-midi (15h). "Ça va être un gros match", prévient le numéro deux mondial.
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Comment jugez-vous votre entrée dans le tournoi face à David Ferrer dimanche?
R.F. : C'était un match compliqué. Le score reflète vraiment mal à quel point ça a été difficile. Il y a eu beaucoup de jeux très accrochés, que j'aurais très bien pu perdre. En général, quand vous gagnez 6-1, 6-4, ça dure à peine une heure. Là, ça a duré 25 minutes de plus. Mais globalement, je suis content de la façon dont j'ai été capable de jouer pour mon premier match. Débuter un tournoi contre un joueur du Top 10, c'est compliqué, c'est ce qui rend le Masters si particulier.
Maintenant, c'est Andy Murray qui se dresse sur votre chemin. Sur quoi va se jouer ce match?
R.F. : Dans ce genre de confrontations, c'est un coup à toi un coup à moi. La forme du jour joue beaucoup. Il suffit que votre adversaire soit très chaud, que vous ne soyez pas dans votre assiette, et ça peut aller très vite. On se connait par coeur, alors on essaie toujours de chercher de nouvelles façons de battre un tel adversaire. Je parle là de Rafa, Murray ou Djokovic. Ce qui est marrant avec Murray cette saison, c'est que nous avons souvent bien joué au même moment. On a très bien joué tous les deux à l'Open d'Australie, à Toronto, puis à Shanghai. Il a connu une bonne saison, ça va être un gros match.
Comment trouvez-vous la surface ici à Londres? Est-ce très différent de ce que vous avez connu dernièrement en salle?
R.F. : Oui. Bâle, c'était la surface intermédiaire. Rapide, mais pas trop. Paris, c'était vraiment très, très rapide. L'adaptation a été un peu difficile pour tout le monde parce que cela fait des années que nous n'avions pas évolué sur un court aussi rapide. Ici, en revanche, c'est très lent. C'est compliqué de réussir des aces. A Bâle et à Paris, je devais en sortir 15 en moyenne par match Ici, ce sera 5. La semaine sera différente. Il faut être prêt mentalement à disputer des échanges plus longs. Mais c'est bien que ce soit comme ça, que les conditions changent d'une semaine à l'autre.
Vous avez disputé le Masters dans différentes villes, à Houston, Shanghai ou Londres. Appréciez-vous ce système ou auriez-vous préféré jouer tous les ans dans une seule et même ville, comme New York dans les années 70-80?
R.F. : Il y a du pour et du contre. Ça dépend. Je pense que c'est bien de promouvoir le tennis dans un maximum d'endroits. C'est formidable d'avoir été à Shanghai. Aujourd'hui, c'est un des plus beaux tournois du monde. Cette année, les 20 premiers mondiaux étaient présents. J'avais aussi beaucoup apprécié Houston parce que c'était mon premier titre au Masters, et que le public était fantastique, même si ce n'est pas la ville la plus excitante du monde. Et Londres, c'est une vraie terre de sport et de tennis. En revanche, pour avoir un grand tournoi, il faut un peu de longévité. Je n'aimais pas trop le principe d'il y a quelques années, quand le Masters était une année à Lisbonne, l'année suivante à Sydney. Là, on a davantage de stabilité.
Le prestige du Masters est-il intact?
R.F. : Oui, ça reste un rendez-vous prestigieux. Tous les joueurs adorent ce tournoi. C'est un honneur d'être là et plus encore de le gagner ce titre. C'est comme ça depuis 40 ans et je crois ça perdurera. Le Masters, c'est spécial.
Diego Maradona est présent à Londres pour assister au Masters. Saviez-vous qu'il allait venir?
R.F. : Je ne le savais pas, non.
Le connaissez-vous?
R.F. : Non, je ne l'ai jamais rencontré. Ce serait sympa de discuter avec lui. Je suis un grand fan de football et ça reste un des plus grands joueurs de l'histoire. C'est une histoire intéressante aussi, il a surmonté beaucoup de choses. Oui, c'est vraiment une personne que j'aimerai rencontrer et connaitre.
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