AFP

Novak Djokovic donne la leçon à Milos Raonic en finale (6-2, 6-0)

Toujours plus monstrueux, Djokovic a éparpillé Raonic

Mis à jourLe 20/03/2016 à 23:38

Publiéle 20/03/2016 à 22:51

Mis à jourLe 20/03/2016 à 23:38

Publiéle 20/03/2016 à 22:51

MASTERS 1000 INDIAN WELLS - Novak Djokovic s'est montré sans pitié en finale dimanche face à Milos Raonic. Le Canadien, balayé 6-2, 6-0, n'a pas pesé lourd face au numéro un mondial, qui s'offre ainsi un 27e Masters 1000, égalant le record de Rafael Nadal. Le Djoker a été presque parfait.

Il est injouable. Déjà très solide en demi-finale, Novak Djokovic a été plus impressionnant encore face à Milos Raonic ce dimanche en finale du Masters 1000 d'Indian Wells. Le Serbe, qui n'a commis que 4 fautes directes, a étrillé le Canadien en à peine plus d'une heure (6-2, 6-0) pour s'offrir son 5e titre dans le tournois californien - un record - et égaler Rafael Nadal avec un 27e Masters 1000. Le voilà invaincu à Indian Wells depuis désormais plus de trois ans et sa défaite en demi-finale du tournoi 2013 face à Del Potro. C'est énorme mais ça n'étonne plus personne.

On attendait avec impatience le duel entre Djokovic, le meilleur retourneur du circuit (de tous les temps ?), et Raonic, l'un des meilleurs serveurs au monde, dont le début de saison avait été plus que prometteur (succès à Brisbane, demi-finale en Australie). Ses grosses frappes de coup droit, sa qualité au service, notamment en seconde, devaient lui permettre de mettre le Serbe en danger. Il n'en a rien été. Mais alors, vraiment pas. Il n'y a jamais eu de match, à l'exception peut-être des treize premières minutes qui ont été nécessaires au Serbe pour faire le break.

Le Canadien a même eu une balle pour mener 1-0 sur son service avant de perdre sa mise en jeu d'entrée. Le 14e mondial a lâché en début de rencontre quelques coups somptueux qui laissaient alors penser qu'il pouvait tenir la dragée haute au Serbe. Mais, dès que ce dernier a confirmé le break, la balade a commencé. Impressionnant en retour, le numéro un mondial a mis à mal Raonic dans le secteur dans lequel il était censé avoir le plus progressé : la qualité de sa seconde balle.

10% pour Raonic sur secondes balles

Deux chiffres expliquent les déboires du Canadien : avec seulement 10% de points remportés après sa seconde balle et une seule balle de jeu au cours de la seconde manche, inquiéter le Serbe est devenu impossible. Djokovic avait loué la qualité de sa seconde balle? Le voilà qui renvoie le 14e mondial à ses études. Le Canadien avait le 2e meilleur bilan en 2016 ? Le voilà qui s'incline pour la troisième fois en trois finales de Masters 1000, la deuxième face à Djokovic après Bercy en 2014.

Mais, encore plus cette fois, le score fait mal. Il y a un an et demi, le Canadien avait marqué plus de jeux que ce dimanche (5 contre 2). Alors qu'il a clairement progressé, on sent que la différence entre les deux joueurs s'est accentuée. C'est aussi ça la force du Serbe. Savoir s'adapter à tous ses adversaires. Face à Raonic, Djokovic n'a pas hésité à souvent lâché ses coups le long de la ligne, profitant des espaces laissés par le Canadien lorsque celui tourne autour de son revers.

Infranchissable, comme toujours, il s'est surtout échiné à jouer juste (4 petites fautes directes !), poussant le plus souvent le Canadien à forcer sa dernière frappe de balle. On l'a même senti résigné dès le premier break. Vu la suite, on ne peut que lui donner raison. On est déjà en fin mars et on attend encore un joueur qui puisse inquiéter Novak Djokovic dans un match qui compte vraiment…

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