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Andy Murray vainqueur de l'Open d'Australie : c'est l'année ou jamais

Murray, c'est l'année ou jamais

Le 14/01/2017 à 13:59

OPEN D'AUSTRALIE 2017 - Pour la première fois dans la peau du numéro un mondial, Andy Murray a toutes les cartes en main pour décrocher enfin ce titre qui lui a filé 5 fois entre les doigts.

Qui a perdu au moins 4 finales de Grand Chelem avant de connaître la délivrance dans l'ère Open ? Ne cherchez pas longtemps, ils ne sont que deux. Et ils se connaissent très bien. Le premier, c'est Ivan Lendl. Lui a même compilé 5 finales majeures perdues d'affilée, un record en la matière. Mais "Chicken" est devenu un coq de combat à Roland-Garros en 1984 en battant John McEnroe au terme d'un match renversant. Le second, c'est son actuel poulain, Andy Murray, qui a brisé le mauvais sort à l'US Open 2012 après 4 essais infructueux.

Mais ce "mauvais oeil" n'a pas quitté le Britannique à Melbourne. Ici-bas, il est même connu pour être le maudit de l'épreuve, avec quasiment l'étiquette de celui qui n'y arrivera jamais, collé sur le front. Mais ça, c'était avant. Au côté de son compagnon de route qui en a vu d'autres, Murray est devenu un autre joueur : celui qui est devenu un vainqueur en Grand Chelem, celui qui est devenu champion olympique sur le gazon londonien, celui qui a décroché le titre de Wimbledon. Et enfin celui qui est devenu numéro un mondial. Autant de défis qui sont autrement plus compliqués à relever que de remporter le tournoi australien. Sauf que...

Sauf que Melbourne est la seconde maison de Novak Djokovic, après avoir été celle de Roger Federer. Entre eux, qui compilent dix titres depuis 2004, se sont faufilés Marat Safin en 2005, Rafael Nadal en 2009 et Stan Wawrinka en 2014. Mais point de Murray. Et pourtant ce n'est pas faute d'avoir essayé : l'Ecossais totalise 5 finales à Melbourne depuis 2010. Autant de désillusions essuyées face au Suisse et au Serbe... même si la palme du plus gros "briseur de rêve" revient sans conteste à Novak Djokovic et ses 4 couronnes décrochées face à l'Ecossais. Il faut remonter à John Bromwich pour trouver trace d'un joueur battu 5 fois en finale de l'Open d'Australie, entre 1937 et 1949, mais l'Australien avait fini par trouver son salut dans les années 50.

Lendl, Safin, Bromwich, Djokovic : autant de modèles à suivre

Murray, lui, tentera encore sa chance avec optimisme. Et il le peut ! Car 2017 est l'année ou jamais pour Andy. Maintenant qu'il a pris le pouvoir des mains du Serbe, objectif ultime vu la concurrence actuelle, l'heure est maintenant arrivée pour lui de s'attaquer au gain de ce trophée australien qui lui tend les bras. Si Ivan Lendl est son modèle de volonté ténace en la matière, Marat Safin pourrait être un autre en Australie : celui du joueur qui a connu la délivrance en 2005 après avoir perdu plusieurs finales à Melbourne (2002 et 2004). Et il en aura bien besoin.

Car, il aura beau disputer son premier tournoi majeur dans la peau du numéro un mondial, le chemin vers son premier trophée australien ne sera pas une belle ligne droite. Au-delà de Pouille ou Isner en huitième de finale, c'est Federer, Berdych ou Nishikori qui l'attendent en quart de finale, puis Wawrinka, Cilic, voire Tsonga en demie. Arriverait alors un nouveau tête-à-tête face au chef des lieux que beaucoup attendent, Novak Djokovic, qui vient juste de mettre un terme à sa série de 28 victoires consécutives sur le circuit en finale de Doha. Histoire de lui montrer que le Serbe n'était pas encore tout à fait condamné au passé.

La 12e participation à l'Open d'Australie sera-t-elle la bonne pour Andy Murray ? Djokovic pourra témoigner : le Serbe a fini par vaincre le signe indien à Roland-Garros au bout de sa... 12e apparition à Paris. Ça ne s'invente pas, ça se fait.

Vidéo - Djokovic - Murray : les temps forts d'une finale de folie

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