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Mauresmo, la désillusion
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Publié 25/05/2009 à 07:00 GMT+2
L'aventure 2009 d'Amélie Mauresmo à Roland-Garros a pris fin de bien triste manière. La Française a chuté dès le 1er tour devant l'Allemande Groenefeld. Ana Ivanovic avait inauguré la journée en s'imposant sans convaincre alors que le clan français a totalement failli avec une seule qualifiée.
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ROLAND-GARROS - Tableau dames - 1er tourDimanche 24 mai
MAURESMO, ENCORE RATE
Il y avait quelque chose de triste, voire d'affligeant, dans la manière de voir Amélie Mauresmo quitter le court central après sa défaite face à Anna Lena Groenefeld. Une colère évidente mais aussi le triste constat que la Française ne parviendra jamais à faire mieux qu'un quart de finale à Roland-Garros (2003, 2004). L'ancienne numéro 1 mondiale n'est donc pas prophète en son pays et son dérapage incontrôlé au 1er tour de cette édition a quelque chose de pathétique. Relancée après son parcours à Madrid (demi-finaliste), l'espoir d'un nouvel élan salvateur semblait réel. La réalité du court Philippe Chatrier a vite rattrapé la Française dans son élan.
Et la chute est brutale! Face à une joueuse doté d'un physique de déménageur aimant réussir les points en deux coups, Amélie Mauresmo n'a jamais réussi à imposer son jeu. Les deux joueuses s'offraient tour à tour leur service donnant l'impression que la Parisienne ne fonctionnait qu'à réaction dans cette partie. Son incapacité à imposer son jeu vers l'avant allait toutefois réduire à néant ses possibilités du moment. Au lieu de varier les effets pour faire courir l'Allemande, son jeu se voulait poussif et ses montées approximatives. Il n'en fallait pas plus pour quitter la tête basse le court après 1h17 de (non) match. Un coup d'arrêt qui va forcément secouer la Tricolore dans les jours à venir.
IVANOVIC EN RECONQUETE
Ana Ivanovic n'a pas connu le sort d'Anastasia Myskina. La Russe, vainqueur en 2004, avait perdu au premier tour l'année suivante à Roland-Garros. Ana, finaliste en 2007 puis vainqueur l'an passé, a échappé à cette humiliation en jouant un tennis sobre face à une joueuse solide. L'Italienne Sara Errani, 44e mondiale, plutôt à l'aise sur terre battue, a fait travailler assez longtemps la Serbe (2h02) au total (7-6 (7/3), 6-3). Cela devrait suffire pour se mettre en place en perspective du second tour, contre Camille Pin ou Tamarine Tanasugarn, mais il faudra se montrer beaucoup plus autoritaire pour faire entendre sa voix dans un tableau relevé.
Nadia Petrova, à la recherche de son passé glorieux sur terre (souvenez-vous cette blessure à l'entraînement en 2006 alors qu'elle arrivait en favorite à Paris), est passé facilement (6-1,6-2) devant l'Américain Embree (631e mondiale). On attend les résultat d'une autre forte tête du haut de tableau, beaucoup plus jeune Victoria Azarenka.
JOHANSSON CRAQUE, LOIT PREND SA RETRAITE
Mathilde Johansson a vécu une journée étrange, de celle qui marque une carrière. Face à une joueuse sans référence en Grand Chelem, Vatiliala Diatchenko, Française aurait dû imposer son tennis efficace, ses prises de balle rapides et son expérience. C'est l'inverse qui s'est produit. Appelée en Fed Cup pour la première fois de sa carrière il y a quelques semaines, elle a perdu sa belle dynamique depuis comme tant de représentants français. Sur ce match, elle peut quasiment tout regretter: ses 16 doubles fautes, son deuxième set, et bien entendu ses huit balles de match (dont deux doubles fautes sur balles de match). A 5-4 dans la dernière manche, elle gâche quatre premières balles de match . A 7-6, 40-/15 ce sont quatre autres balles de match qui lui échappent. Au bord des larmes, elle ne trouve plus la solution et s'incline 2-6, 6-2, 10-8.
L'année dernière, Emilie Loit avait connu des sentiments similaires mais elle avait su, pendant deux matches, trouver l'énergie pour sortir de l'impasse. Cette année, Emilie a perdu face à une joueuse plus jeune Timea Baczinszky (4-6, 6-4, 6-1). Cette défaite scelle la fin de carrière d'une joueuse qui avait atteint le 27e rang mondial en avril 2004 : "Je vais mettre un terme à ma carrière après ce Roland-Garros 2009. Ma décision est bien mûre, elle est ferme et définitive. Je m'arrête sur un tournoi qui me tient à coeur et que je préfère", a expliqué la joueuse, actuellement 118e mondiale. "Pendant toutes ces années, j'ai toujours eu la gnaque mais cette dernière année, j'avais de plus en plus de mal. J'avais vraiment du mal à retrouver cet allant, cette envie de bouffer mon adversaire. Je n'étais plus très contente de moi", a conclu Loit. Elle a remporté trois titres dans sa carrière, et se retire sur une 13e participation d'affilée au Grand Chelem parisien. Son avenir ? Passer le concours d'entraîneur en fin d'année.
LES AUTRES FRANÇAISES
6 engagées au total, 1 seule qualifiée. Le bilan est famélique pour les Tricolores. Julie Coin était dans une configuration similaire à celle de Mathilde Johansson, mais elle n'a pas connu les mêmes doutes: victoire 7-5,6-2 sur l'Espagnol Llagostera Vives. Séverine Brémond devait réussir un exploit contre Elena Vesnina, elle ne l'a pas fait : 6-3,6-3 pour la Russe en pleine ascension. Olivia Sanchez a été ridiculisée par l'inconnue Rus 6-1,6-1.
LA DECLARATION DU JOUR Mathilde Johansson : "Je n'en pouvais plus. Je ne savais plus quoi faire."
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