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Soderling sur son nuage
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Publié 02/06/2009 à 18:00 GMT+2
Robin Soderling a confirmé sa superbe victoire sur Rafael Nadal en dominant le Russe Nikolay Davydenko, tête de série N.10, en trois sets (6-1, 6-3, 6-1) en 1h41. Il va jouer sa première demi-finale d'un Grand Chelem contre le Chilien Fernando Gonzalez, qui a dominé Andy Murray (6-3, 3-6, 6-0, 6-4).
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QUARTS DE FINALE MESSIEURS
Robin Soderling (SUE, 23) bat Nikolay Davydenko (RUS, 10) : 6-1, 6-3, 6-1.Prochain adversaire : Gonzalez
Le séisme Soderling n'a pas fini de sévir sur les courts de la Porte d'Auteuil. Après avoir réussi le casse du siècle au tour précédent en s'offrant le scalp du roi Nadal, quadruple tenant du titre, invaincu à Roland-Garros, le Suédois a réussi le plus dur en confirmant en quart de finale, infligeant une véritable correction à Nikolay Davydenko.
Sur un nuage face au numéro un mondial en huitième de finale, l'enfant terrible du tennis a une nouvelle fois évolué dans une autre dimension face au Russe, faisant la preuve que sa victoire de prestige n'était pas qu'un simple coup d'éclat. Pourtant réputé pour sa solidité en fond de court et sa capacité à rester campé sur sa ligne et à contrer les plus grands frappeurs, Davydenko n'a pu résister à la tornade venue de Scandinavie, montrant régulièrement des signes d'écoeurement.
Un gros service, un coup droit tonitruant... les principales armes de Soderling sont bien connues mais depuis le début de la quinzaine, au côté de son nouvel entraineur Magnus Norman, ancien finaliste à Paris, le Suédois a su ajouter à son arsenal une confiance sans borne et une régularité insoupçonnée. Comme face à Nadal, il a réalisé un véritable travail de destruction massive. Porté par sa première balle (198 km/h en moyenne), Soderling n'a pas retenu le moindre coup et n'a souvent eu besoin que de deux frappes de balles pour creuser des brèches béantes dans la défense russe.
Réalisant de véritables ravages avec son coup droit et n'hésitant pas si nécessaire à venir finir le travail au filet, il a fait un véritable cavalier seul (34 coups gagnants). Davydenko a tout tenté, varié les effets, les longueurs, distillé les amorties mais pris de vitesse sur chaque frappe adverse (25 fautes directes), il n'a jamais été en mesure de résister au rouleau compresseur made in Göteborg et dû lui laisser la voie libre. Jusqu'où? Impossible de le savoir....
Fernando Gonzalez (CHI, 12) bat Andy Murray (G-B, 3) : 6-3, 3-6, 6-0, 6-4
Roger Federer, Novak Djokovic ou encore Andy Murray... Avant l'entame de la deuxième levée du Grand Chelem, les joueurs capables de rivaliser avec Rafael Nadal à la Porte d'Auteuil n'étaient pas légion et le nom de Fernando Gonzalez n'était quasiment jamais cité. Malgré un titre décroché à Vina del Mar, des places en demi-finales à Barcelone et Rome, la cote du Chilien n'était pas très élevée auprès des bookmakers mais c'était oublié bien vite que le Fernando Gonzalez 2009 n'a rien à voir que avec celui qui avait atteint la finale de l'Open d'Australie en 2007.
Détenteur d'un des coups droits les plus tonitruants du circuit, le Sud-Américain a su au fil des années élargir son arsenal et faire des progrès dans tous les domaines. Alors que depuis le début de sa carrière son revers et son toucher de balle étaient largement décriés, il démontre depuis le début de la quinzaine qu'il n'est plus le même joueur. Toujours aussi puissant en coup droit, Fernando Gonzalez a su à force de travail acquérir une régularité inespérée en fond de court, un revers capable lui-aussi de faire des ravages, une qualité d'amorties insoupçonnée... Andy Murray a fait les frais du nouveau Gonzalez.
Vainqueur de ses quatre premiers tours sans concéder le moindre set, la tête de série 12 n'a pas signé un sans-faute face au Britannique mais le Mur Hadrien dressé par Murray s'est avéré bien trop fragile pour espérer lui résister. Conscient de ne pouvoir rivaliser en terme de puissance, l'Ecossais a tenté tout au long du match d'enrayer la machine made in Santiago mais ses amorties, ses changements de rythme, ses variations se sont finalement avérés sans effet et n'ont pu stopper un Gonzalez en état de grâce. Avec 45 coups gagnants pour seulement 24 fautes directes, le Chilien n'a jamais relâché son emprise sur le match. Désormais seul l'improbable Robin Soderling peut désormais l'empêcher de démontrer qu'il fallait bel et bien compter sur lui...
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