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Cornet et l'impatience
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Publié 22/05/2011 à 08:22 GMT+2
Au sein d’un tableau peu relevé jusqu’en 1/8 de finale, Alizé Cornet a entamé Roland-Garros avec faim et envie face à la Tchèque Renata Voracova, 122e mondiale. L’occasion pour la Niçoise (80e) de repartir enfin sur des bases saines, quatre ans après son titre acquis en juniors.
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Depuis quelque temps, Alizé Cornet se fait plus discrète. Le circuit féminin est un long chemin de croix pour la jeune Niçoise, qui ne lui donne pas autant de satisfaction qu’elle voudrait. C’est davantage en coulisses que la jeune Française fait parler d’elle, notamment à travers une campagne de Sony Ericsson, les Hot Shots*. La première partie de saison sur dur ne s’est pourtant pas mal passée : un 3e tour à l’Open d’Australie et un autre à Indian Wells lui ont redonné du baume au cœur qu’une nouvelle saison difficile en Fed Cup et sur terre battue a fini par lui reprendre. D’un côté, les critiques très sèches du capitaine de l’équipe de France, Nicolas Escudé, envers elle ont été mal digérées. Surtout suite à sa défaite au 1er tour à Moscou face à la Russe Anastasia Pavlyuchenkova alors que la France était à un set d’une qualification inespérée. De l’autre, les résultats sur surface ocre n’ont pas poursuivi le bon élan du début de saison.
C’est pourtant motivée, malgré ses deux victoires en sept matches sur terre, qu’Alizé va se jeter à corps perdu dans Roland-Garros, presque comme chaque année depuis 2007, année où elle remporta la compétition chez les juniors. Un bon résultat dans ce tournoi du Grand Chelem qu’elle apprécie tant pourrait lui permettre de se rapprocher de son objectif de début d’année : rentrer dans le Top 50. "Je n’ai pas vraiment de raison particulière pour expliquer pourquoi je réussis mieux sur dur que sur terre battue, alors que c’est une surface sur laquelle j’évolue depuis toujours. Mais je pense tout simplement que je suis moins patiente sur le court. J’ai davantage envie de finir les points plus rapidement que de partir dans des rallyes interminables. Mon jeu a évolué en conséquence et je pense que les surfaces dures me conviennent de plus en plus pour cette raison.»"
"Mon jeu a évolué"
Ce changement presque radical pour la résidente du club de Sofia Antipolis, près de Nice, est suivi de près par Laurent Orsini depuis novembre dernier. Entraînée depuis ses débuts par Pierre Bouteyre, Cornet a changé de structure suite à l’éloignement de Lagardère du milieu du tennis. La demoiselle a maintenant son propre staff et est presque devenue chef d’une petite entreprise. Dans un modèle assez répandue dans le milieu de la balle jaune, c’est donc sur ses épaules, et sans plus aucune aide d’un groupe financier privé, que repose désormais l’équilibre économique de son aventure tennistique au plus haut niveau.
Quand les résultats suivent, tout va bien. Quand ils tardent à poindre, c’est une autre histoire. "En ayant peu de résultats sur terre, je suis revenue en arrière. J’étais 65e mondiale après Indian Wells. Là, je suis 80e, donc loin de mon objectif. Ma nouvelle structure me plaît beaucoup, le challenge est à la fois très stressant et très excitant. Mais ce que j’attends aussi de ma nouvelle collaboration avec Laurent Orsini est d’avoir des résultats et, pour le moment, j’ai du mal à les voir venir. "
Objectif à Roland-Garros : un 3e tour
Le positif dans tout ça est qu’Alizé Cornet est arrivée à un moment de la saison où elle n’a que peu de points à défendre, dont une demi-finale à Bad Gastein sur la terre battue autrichienne (130 points). L’an passé, elle s’était arrêtée au premier tour à Roland-Garros, Wimbledon et l’US Open. Une raison pour se relaxer avant d’entamer les prochains mois de compétition plus importante. A Paris, la Niçoise est, en plus, assez bien tombée : elle débute face à la Tchèque Renata Voracova, 122e mondiale. "C’est une bonne joueuse sur terre battue qui joue beaucoup à plat. Si elle m’a dominée les deux fois où nous nous sommes rencontrées, j’ai un bon coup à jouer car elle n’a rien montré sur terre cette année et c’est un match bien plus à ma portée que si j’étais tombée sur une tête de série."
"J’aime avoir des objectifs définis et cette année, je veux arriver au moins au 3e tour, comme à l’Open d’Australie en début d’année." Logée en haut du deuxième quart de tableau, Alizé n’a pas fixé cet objectif par hasard car la N.4 française ne croiserait une première joueuse tête de série qu’au 3e tour. La Russe Alisa Kleybanova, tête de série N.23, potentielle adversaire au 2etour mais finalement malade, a laissé sa place à sa compatriote Anastasia Pivovarova, laissant à Cornet l’espoir de jouer un troisième match de suite à Paris pour la première fois depuis 2008 face à une autre Russe, Anastasia Pavlyuchenkova, la 24e mondiale croisée en Fed Cup au mois de février et celle qui l’avait sortie dès le 1er tour l’an passé Porte d’Auteuil. Rien de tel pour repartir du bon pied et refaire parler de soi de façon plus positive.
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* Alizé Cornet fait partie du groupe des Hot Shots Sony Ericsson, campagne de promotion d’un des sponsors du circuit principal féminin qui met en avant différentes jeunes joueuses de pays différent, comme la Roumaine Sorana Cirstea, l’Allemande Sabine Lisicki ou encore la Slovaque Dominika Cibulkova. Pour en savoir plus : http://www.youtube.com/xperiahotshots.
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