C'est comme un film dont on connaît déjà la fin. Après une cinquième joute parisienne, c'est désormais une évidence : dans un match à Roland-Garros entre Rafael Nadal et Roger Federer, c'est toujours le Majorquin qui gagne. Pour cette quatrième finale face à son meilleur adversaire, le N.1 mondial a triomphé du Suisse pour soulever son dixième titre du Grand Chelem. A 25 ans, c'est phénoménal. Une modèle de précocité que seul Bjorn Borg, plus jeune champion à réaliser cet exploit, devance pour une petite journée. Avec ce sixième sacre en seulement sept participations, l'irréductible Majorquin marche donc dans les traces du Suédois, le seul joueur de l'histoire qui lui arrive à la cheville sur terre battue mais qui avait eu besoin de huit tentatives dans les années 70 et 80 pour atteindre ce total (de 1974 à 1981). En plus de Borg, Nadal rejoint cinq autres légendes avec au moins dix majeurs au palmarès : Tilden, Laver, Emerson, Sampras et son adversaire du jour, Federer, recordman du genre avec 16 titres.
Premier joueur à défendre un titre majeur depuis "Rodgeur" à l'US Open 2008, "Rafa" a réussi la passe de six à Paris au bout d'un parcours d'abord chaotique, puis de plus en plus brillant pour atteindre un niveau bien meilleur en finale. L'Espagnol n'avait pourtant pas donné des gages de sérénité tout au long de la quinzaine, contrairement à 2008 et 2010 où il n'avait pas perdu une seule manche, mais il faut croire que le lien qui lie le Majorquin à Roland-Garros semble plus fort que tout. Inexorablement, Federer n'a toujours pas réussi à trouver les solutions face au phénomène qu'est Nadal. Le Suisse se consolera d'avoir disputé sa première finale du Grand Chelem depuis sa victoire à l'Open d'Australie en janvier 2010 et d'avoir mis fin à la série de 43 victoires consécutives de Novak Djokovic (depuis la finale de Coupe Davis fin 2010) au terme d'une demi-finale d'anthologie, certainement le plus beau match de la quinzaine. Mais il cachera sans doute ce record terrible pour lui : il est le seul à avoir perdu une quatrième finale à Roland-Garros.
10e titre du Grand Chelem pour Nadal
Comme en 2006, lors de leur première finale à Paris, le Suisse a démarré pied au plancher en réalisant sept premiers jeux parfaits. Et comme il y a cinq ans, Federer a baissé pavillon après coup, à ceci près qu'il avait remporté la première manche (6-1), chose qu'il n'est pas parvenu à faire cette année. Le Suisse a mené 5-2, a eu une balle de set, manquée d'un rien, puis s'est écroulé. Mentalement et tactiquement. Le fameux grain de sable qui l'avait fait dérailler auparavant est revenu casser la machine helvète. Les premières balles de service, passées de 90% à 63%, sont un premier indice. Les balles de break non converties (5/15), un second élément qui en dit long sur sa déroute. Nadal en a profité pour enchaîner sept jeux et s'offrir la première manche et un avantage psychologique décisif. L'Espagnol, qui menait 4-2 après un jeu blanc pris sur le service du Suisse, aurait pu même remporter la deuxième manche tranquillement sans un retour orgueilleux de Federer jusqu'à un jeu décisif, finalement gagné par l'Espagnol 7 points à 3.
A 5-5 dans la troisième manche, le Suisse reprenait pourtant espoir en s'adjugeant la mise en jeu du Majorquin et le set dans la foulée (7-5). Exploit que seul John Isner était parvenu à faire lors du premier tour, et ce à deux reprises après deux jeux décisifs. Cela n'a pas suffi à faire rompre l'Espagnol qui n'avait, de toute façon, jamais perdu un match en cinq sets en tournois du Grand Chelem après avoir remporté les deux premières manches. Pour l'anecdote, l'Espagnol remporte son 3e titre de la saison, après Monte-Carlo et Barcelone, le 46e de sa carrière. Et surtout conserve sa place de N.1 mondial des griffes de Novak Djokovic, qui aura une nouvelle occasion de briguer son rang à Wimbledon, où l'Espagnol a encore un titre à défendre dans trois semaines. Mais là, sera-ce une autre histoire ?


























PLutôt une finale ratée, il n'y a qu'à voir le ratio de points gagnants de Nadal et le nombre de fautes directes de Federer
C' est effroyable comme constat, surtout après la demi contre Djoko
De le tableau de Nadal ressemblait à autant de France -Liechtenstein au foot jusqu'au 1/4Le 06/06/2011 à 13:15
Comment peut-il se prendre 6-1 au 4è set ?? après avoir bataillé quasi à armes égales pdt 3 sets (5-7 6-7 7-5) ??
> Roger ne tient pas la distance mentalement !Le 06/06/2011 à 13:03
Le brin de réussite dont je parle, c'est au 1er set, ça se joue sur quelques points décisifs comme sa balle de set à 5-2. Nadal a extraordinairement bien défendu, mais avec un brin de réussite, ça peut tourner à l'avantage de Roger...Le 06/06/2011 à 12:59
il faut arrêter l'aveuglement
nadal est tous simplement plus fort que lui
elle est là la vérité la réalité
la chance fait partie du jeu mais le triomphue de nadal hier est des plus logique; il a eu l'emprise du matchLe 06/06/2011 à 09:17
Si près, mais surtout, si loin au bout du compte !!
Mais, je reste persuadé qu'il peut battre Nadal, pourvu qu'il ait vraiment le mental d'un winner sur 5 sets !!Le 06/06/2011 à 03:02
Je suis vraiment déçu car il me semblait avoir enfin décidé de jouer pour gagner, comme en demi, et la perte du 1er set (qu'il n'aurait jamais dû perdre) a été fatal, car après c'était déjà trop dur pour revenir...
Il lui a manqué un brin de réussite aussi (1er set)..Le 06/06/2011 à 02:57
PS : dsl pour les fautes dans le précédent post au cas ou je me ferai insulté pour ça si mon avis déplaitLe 06/06/2011 à 00:49
bravo à nadal, malgré le beau match de roger, il a dominé sur la longueur.
et pour ceux qui n'arretent pas de répeter que federer a perdu parce qu'il a fait trop de faut, un bon joueur de tennis est celui aussi qui comment très peu de fautes ! voilaLe 06/06/2011 à 00:42
C'est vrai que ça ressemblait vraiment à un match de 1er tour .
No commentLe 06/06/2011 à 00:04
- Gérer de façon optimale son corps qui est un outil de travail extremement sollicité.
La suite du feuilleton s'annonce très intéressanteLe 05/06/2011 à 23:57
Federer =
Le 05/06/2011 à 23:51
Ceux qui ont vu jouer Mc Enroe sont marqués à vie.
Surtout s'ils jouent eux-même au tennis.
Son jeu va à l'encontre de tout ce qu'on enseigne dans les écoles.Le 05/06/2011 à 23:44
Tu n'aurais pas vu le Federer-Djokovic cette année non plus à RG si on n'avait pas harmonisé les surfaces !Le 05/06/2011 à 23:38
les 10 dernières commencent en 2008...Le 05/06/2011 à 23:31
Les deux dernières victoires de Federer sur Nadal font suite à une demi-finale à rallonge la veille.
Murray au Masters 2010, Djoko à Madrid en 2009
Il a juste profité de la fatigue de Nadal.
Ce sont les deux seules victoires de Roger sur les 10 dernières.Le 05/06/2011 à 23:16
c'est juste que le terme bête noire me parait un peu abusif, si nadal avait affronté davydenko que sur TB pas sur qu'on parlerait de "bête noire",
le H2H dépend qd mm largement de la surfaceLe 05/06/2011 à 22:56
petite barnlette , tu dors déjà
que vous êtes ennuyeux et surtout pourquoi occulter fuentes, puerto,Le 05/06/2011 à 22:51