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"Murray,il est cinglé"
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Publié 23/08/2012 à 12:39 GMT+2
Jo-Wilfried Tsonga joue beaucoup mais ne comprend pas l'agenda chargé que s'impose Andy Murray depuis son titre olympique. Il le confie ce jeudi dans le quotidien L'Equipe.
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Comment faire pour arriver en forme, frais-dispo tous les ans à l'US Open, la dernière levée du Grand Chelem ? Jo-Wilfried Tsonga semble désarçonné par la question, jeudi dans L'Equipe. To play or not to play ? That is the question… Le Manceau a tout essayé, et la règle est qu'il n'y a pas de règle établie…
"Les autres années, je suis allé tôt à New-York et j'ai toujours fini sur les rotules. Alors je me dis que c'est peut-être mieux finalement de jouer la semaine avant", explique le numéro 6 mondial, dans les colonnes du quotidien parisien. Depuis les Jeux Olympiques à Londres (25 juillet-5 août), il a enchaîné sur le Masters 1000 de Toronto - à une date peu pratique - et a renoncé à celui de Cincinnati à cause d'un genou droit ouvert sur une bouche à incendie. Il a donc rajouté l'ATP 250 de Winston-Salem à son programme avant l'US Open, confirmant son assiduité sur les courts : avec 25 engagements, il est le deuxième joueur du top 10 le plus impliqué sur le circuit cette saison après le Serbe Janko Tipsarevic (29).
Le Français fonce donc la tête dans le guidon. Par obligation (il faut jouer huit Masters 1000 dans l'année) et souhait de se resituer dans l'optique de Flushing. Pas un luxe, car il s'est débarrassé sans chichi de l'Ukrainien Sergiy Stakhovsky (7-6, 6-4) pour se présenter ce soir en quarts contre l'Espagnol Marcel Granolers. "Valait mieux que je m'inscrive à ce tournoi pour obtenir les matches nécessaires (…) On ne sait jamais si on va rester longtemps dans un tournoi, alors, il vaut mieux d'inscrire partout. Là, je parle pour les mecs de mon niveau. Pour ceux qui sont devant, ils n'ont pas forcément les mêmes soucis", lance-t-il. On parle du rang que chaque joueur doit défendre et des petits arrangements avec l'ATP pour se ménager des impasses de confort.
"J'ai bouffé un peu trop"
Et quand on ramasse le pactole bissextile d'un titre en simple aux Jeux Olympiques, il n'est pas nécessaire d'en faire plus. A ses yeux, le champion écossais de Londres a fait dans le zèle en allant s'user sur la tournée nord-américaine. "Murray, lui, il est cinglé. Si je gagne la médaille d'or, ils peuvent me mettre toutes les amendes du monde, je ne vais pas à Cincinnati", lance-t-il. Le médaillé d'argent londonien du double avoue au passage que gérer la fatigue n'est pas toujours un exercice facile. Et qu'on peut se sentir un autre au même endroit, à quelques jours d'intervalle. "Après Wimbledon, j'en pouvais plus. Je suis parti en vacances. J'avais envie de me faire plaisir. Donc, j'ai bouffé un peu trop. Je suis arrivé aux Jeux, j'étais pas super prêt", concède-t-il. Et après avoir "forcé sur la machine" à Toronto, il s'est retrouvé "à la rue" à Cincinnati, sorti par surprise au 2e tour par Jérémy Chardy.
Après cinq jours perdus sur blessure dans une rue de Toronto, il a repris le manche en Caroline du Nord, prêt à transpirer, souffrir comme un forçat : "Les conditions d'entraînement sont excellentes. Il y a de bonnes installations. Je peux frapper la balle avec des joueurs de l'université locale. Et puis, c'est le temps idéal, il y a 90% d'humidité, il fait trente-cinq degrés. Tu meurs, quoi !" Objectif : l'US Open, et rien d'autre. "La lutte pour la cinquième place avec Ferrer, ce n'est pas vraiment une obsession (…)", assène-t-il. "Mon obsession, c'est de faire progresser mon jeu". Pas là pour du gratte-points.
Sans autre véritable pointure que John Isner sur sa route cette semaine, il n'arrivera pas à l'US Open avec une grande victoire en poche. Est-ce important ? En 2011, il avait débarqué avec un capital confiance au firmament, avec deux scalps de Monsieur Federer, en quart à Wimbledon et en huitième à Toronto. "L'an passé, j'ai bien eu ce match référence, et j'ai pris pourtant trois sets à l'US Open contre Federer. Je suis arrivé en quarts et j'en pouvais plus. Donc cette interruption (de cinq jours), c'est peut-être un mal pour un bien, puisque j'ai pu bien m'entrainer", avance-t-il.
Il ne sait pas ce qu'il peut espérer à Flushing, mais prend un risque sur le profil du vainqueur. "Je pense qu'en trois sets gagnants, ça va être un peu plus dur pour 'Rodgeur'. Moi, je dirais bien Djoko." Quant au forfait der Nadal, il tient du "mystère". "A Wimbledon, il n'avait aucun bandage au genou", remarque-t-il.
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