Cette fois-ci, c'est réellement fini. On ne verra plus Kim Clijsters, 29 ans, participer à un tournoi du circuit professionnel. Comme elle l'avait annoncé, elle a tiré sa révérence lors de cet US Open, terre de ses plus beaux exploits. Seulement, un peu plus tôt que prévu. Car l'ancienne triple vainqueur de Flushing Meadows a subi la loi au 2e tour d'une jeune Britannique de 18 ans, Laura Robson (7-6, 7-6). "Il y avait encore de la déception et de la frustration un peu après le match, a-t-elle rapidement admis. On se demande toujours comment faire mieux, mais après avoir parlé et réfléchi sur cette retraite en simple (NDLR: elle doit encore jouer en double et en double mixte à l'US Open avant de raccrocher pour de bon), je suis contente."
Car avec le recul, la championne belge réalise tout le parcours qu'elle a accompli depuis ses débuts sur le circuit WTA en 1999, tout juste avec ses 16 ans. "Je repense à mes débuts sur le court, quand j'ai commencé à rencontrer Steffi Graf et Monica Seles. Cela a été une épopée formidable et beaucoup de mes rêves sont devenus réalité grâce au tennis." Comme remporter 41 tournois au cours de sa carrière, dont 4 Grands Chelems, ou devenir N.1 mondiale à tout juste 20 ans. "Il y a eu des hauts et des bas. Mais je me suis accrochée et j'ai vécu des émotions. Je suis fière de moi d'une certaine façon."
"Des montagnes russes un peu folles"
Car après avoir connu le meilleur, le top niveau avec un duel à distance avec sa compatriote Justine Hénin, Clijsters estime avoir fait le tour du tennis de haut niveau, en 2007. L'envie de fonder une famille, de devenir maman est trop forte. Un mariage et un enfant plus tard, elle réalise que la petite balle jaune lui manque et met fin, en 2009, à sa parenthèse de deux ans pour se lancer le pari le plus fou de sa carrière professionnelle. Retrouver les sommets du tennis tout en assumant son nouveau rôle de maman.
Mission brillamment accomplie puisque, un mois après son retour, elle remporte l'US Open pour la deuxième fois de sa carrière. Un exploit à la dimension du talent de la jeune femme qui retrouve les sommets du tennis mondial début 2011. Grâce notamment à ses triomphes à l'US Open 2010, au Masters 2010 et à l'Open d'Australie 2011, elle retrouve sa place de N.1 mondiale avant que des blessures ne perturbent la fin de sa carrière. "Je me rends compte que ça a été des montagnes russes un peu folles, réalise-t-elle. Je suis fière d'avoir pu remporter des titres du Grand Chelem en tant que maman simplement parce que je sais la quantité de travail que cela a exigé de moi, physiquement et mentalement. Au début c'était dur de trouver l'équilibre entre l'entraînement (et Jada, sa fille) mais je suis restée une mère à 100%." C'est désormais certain, elle n'a plus rien à se prouver.






























