Passé à l'US Open: Depuis 2007, Novak Djokovic est à New York comme chez lui. C'est à New York qu'il a disputé sa première finale majeure il y a cinq ans, également ici où il s'est retrouvé le plus souvent en demi-finales dans un tournoi majeur (cinq fois de suite). Et c'est là qu'il a réalisé le Petit Chelem l'an passé en battant Rafael Nadal en finale. Il faut remonter à 2006 au troisième tour face à Lleyton Hewitt, alors 17e mondial, pour le voir chuter face à un joueur classé en dessous de la première ou la deuxième place mondiale.
L'enjeu : Avec deux finales jouées consécutivement, le tenant du titre ne s'attend pas à autre chose que d'en jouer une troisième de suite. S'arrêter avant serait pour lui une énorme déception. Aux antipodes de Roger Federer dans le tableau, le Serbe tentera d'être le premier joueur à conserver sa couronne depuis le Suisse en 2008. Après "Rodgeur", Juan Martin Del Potro, Rafael Nadal et lui-même se sont invités dans le palmarès du tournoi. Pour montrer à la concurrence, Federer en tête, que sa saison 2011 n'était pas un feu de paille, une victoire à l'US Open, synonyme de sixième titre majeur, arriverait à pic pour le relancer.
Forces : Incontestablement, son physique et son mental lui ont permis de devenir une machine à gagner l'an passé. S'il conserve ses points forts au beau fixe, le Serbe a de quoi faire peur à ses adversaires. Autre facteur en sa faveur, la surface. Le ciment, surtout joué en extérieur, est la surface préférée du numéro deux mondial. En témoignent ses trois titres décrochés cette saison (Melbourne, Miami et Toronto) ainsi que les trois derniers titres du Grand Chelem sur cette surface (Open d'Australie et US Open 2011 et Melbourne 2012). Son jeu s'y exprime à merveille, aussi bien au service qu'en retours, deux coups essentiels dans son jeu.
Faiblesses : Lui-même l'a ouvertement reconnu, son mental n'est plus aussi fort que l'an passé. C'est au mental qu'il a su renverser Roger Federer à New York en demi-finale l'an passé en se sortant de situations compliquées en quelques coups de raquette bien sentis. C'est également au mental qu'il a battu Rafael Nadal six fois de suite en finale. Mais cette année, l'Espagnol a eu raison de lui sur terre battue et le Suisse en a fait de même sur gazon. Il ne lui reste que le ciment pour tenter de reprendre le contrôle sur le circuit et confirmer que sa saison 2011 n'était pas un accident.
La stat: 3 . Soit le nombre de titres remportés par Djokovic cette saison avant d'arriver à l'US Open. L'an passé, à la même période, le Serbe en était à neuf. Signe que sa grande efficacité de 2011 en a pris un coup, au point de glisser mathématiquement au classement derrière Roger Federer. Avec un cinquième titre du Grand Chelem (Open d'Australie) et deux Masters 1000 (Miami et Toronto), l'actuel numéro deux mondial est loin d'avoir passé une année horrible. Et ces trois titres remportés sur dur (sans parler de la finale jouée à Cincinnati) montrent que, sur cette surface, il est loin d'avoir perdu la main.
La question: Saura-t-il retrouver sa superbe à New York sur ce tournoi du Grand Chelem qui lui réussit si bien, notamment face à Roger Federer qui lui a pris la place de numéro un mondial ?
Son tableau : Comparé à Roger Federer et Andy Murray, concurrents directs pour le titre, Novak Djokovic sera moins sollicité pour s'extraire de son quart de tableau. Après une mise en bouche face à Italien Paolo Lorenzi, 69e mondial, des matches face à Stanislas Wawrinka ou Alexandr Dolgopolov en huitième de finale, voire Julien Benneteau au troisième tour, pourraient être des affiches-pièges pour le Serbe. Mais le premier choc attendu sera face à Juan Martin Del Potro en quart de finale si l'Argentin, vainqueur ici en 2009, tient physiquement. Si la logique est respectée jusqu'au bout, David Ferrer serait son dernière adversaire avant la finale, alors que Federer et Murray devraient compléter le dernier carré.
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