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Djokovic jusqu'au-boutiste
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Publié 09/09/2012 à 21:29 GMT+2
Finaliste en Grand Chelem pour la troisième fois en 2012, Novak Djokovic a confirmé qu'il était toujours l'animateur principal de la saison. Et qu'il sera le favori de la finale de lundi face à Andy Murray (22h), même s'il ne veut pas le reconnaître ouvertement.
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Crédit: Eurosport
Sans faire de bruit, Novak Djokovic continue sa saison exceptionnelle. Toujours aussi sûr de lui, malgré une réussite moindre que l'an passé, le numéro deux mondial a atteint sa troisième finale de Grand Chelem de la saison, et sa troisième de suite à l'US Open comme l'avaient fait avant lui les Federer, Sampras, Lendl, Connors et McEnroe. Que des légendes à New York. Après une victoire sans véritable problème face à David Ferrer en demi-finale, le Serbe a démontré qu'il fallait toujours compter sur lui pour jouer les premiers rôles cette saison, malgré la perte de sa place de numéro un mondial cet été au profit de Roger Federer.
"Dans la vie, il y a des hauts et des bas. Entre 2011 et 2012, j'ai effectivement moins de succès, a reconnu Djokovic qui n'affiche que trois titres ATP cette saison au compteur (Melbourne, Miami et Toronto) contre dix l'an passé. Mais c'était impossible d'avoir la même réussite que celle que j'ai eue pendant six mois l'an passé. Cela n'arrive peut-être qu'une seule fois dans une vie.Sans faire la comparaison avec ces deux années, je pense toujours que 2012 a été une année fantastique pour moi." On ne peut que lui donner raison : avec un nouveau titre du Grand Chelem, deux Masters 1000 et au moins deux finales majeures disputées cette saison, il y a pire comme "bas".
Murray: "Probablement le dernier grand match de ma saison"
Andy Murray le sait mieux que quiconque. Le numéro quatre mondial, toujours à la recherche de son premier succès en Grand Chelem, tentera pourtant de renverser le tenant du titre en finale lundi (22h, en France). Avec les soutiens de l'acteur Sir Sean Connery et de l'entraîneur de Manchester United Six Alex Ferguson en personne, l'Ecossais espère néanmoins ponctuer en beauté son été, qui l'a vu atteindre la finale de Wimbledon puis prendre sa revanche sur Roger Federer sur le même gazon londonien en remportant à domicile la médaille d'or des JO.
"L'année n'est pas terminée, mais c'est probablement le dernier grand match de ma saison, a assuré Murray après sa victoire sur Tomas Berdych samedi. Je vis ma meilleure saison: je n'avais jamais atteint deux finales de Grand Chelem dans la même année et j'ai gagné les Jeux, la plus grande victoire de ma carrière.Cela m'a enlevé un peu de pression dans un sens. Mais gagner un titre du Grand Chelem est la dernière chose que je veux accomplir dans le tennis. J'espère que l'histoire ne se répètera pas." Après avoir connu quatre défaites de suite en finale, gagner cette cinquième sera un grand challenge qui aura forcément un goût spécial pour lui.
Djokovic: "C'est bien d'avoir de nouvelles têtes en finale"
S'il n'a jamais connu l'ivresse de s'imposer en Grand Chelem, Murray a assez d'expérience pour espérer voir son tour arriver. D'autant plus que jamais un joueur avec autant de présence en finale majeure n'a fini bredouille dans l'histoire du jeu. Il devra pourtant battre le détenteur des trois derniers tournois du Grand Chelem sur dur (Open d'Australie 2011 et 2012 et US Open 2011) pour trouver son bonheur. Avec cinq victoires sur dur face au Serbe en onze confrontations (8-6 en tout pour Djokovic), plus une dernière en demi-finale des Jeux Olympiques cet été, l'Ecossais connaît le challenge qui l'attend. "La plupart des matches que nous avons disputés l'un contre l'autre ont été très serrés et la différence s'est souvent faite d'un rien, a précisé Nole qui ne ferme pas la porte à un exploit de son adversaire lundi. Mais ça se comprend, nous avons des jeux similaires, d'une certaine manière."
Amis dans la vie et rivaux sur le court, cette opposition rappelerait presque les Federer-Nadal qui ont souvent été des matches d'anthologie entre les deux plus grands champions des années 2000. "C'est bien d'avoir de nouvelles têtes en finale, en a souri le Serbe. Avec Andy, nous sommes de grands rivaux et nous faisons partie des meilleurs mondiaux depuis déjà longtemps, nous nous connaissons vraiment bien. Nous savons tous qu'il est un des principaux candidats aux titres du Grand Chelem depuis ces cinq dernières années. Le spectacle sera au rendez-vous". Cette finale pourrait être encore un peu plus historique si Murray s'imposait : il signerait alors la victoire d'un quatrième joueur différent dans un quatrième tournoi successif et un cinquième différent à New York sur ces cinq dernières années. Encore faut-il que Djokovic soit d'accord...
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