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"Je suis juste Serena"
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Publié 26/08/2012 à 09:54 GMT+2
Pour Kim Clijsters, Serena Williams est la plus grande joueuse de l'histoire. L'intéressée calme le jeu avant l'US Open, qui débute lundi, et dont l'Américaine est incontestablement la grande favorite.
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Vous êtes une fois encore la joueuse à battre ici. Comment appréhendez-vous ce rôle?
S.W. : Il faut assumer son statut, toujours, que vous soyez favorite, ou celle à battre, ou rien de tout ça. Et j'assume. A Wimbledon, je n'étais pas la favorite numéro un. J'espère que je pourrais avancer et faire de mon mieux ici.
Toutes vos adversaires en tout cas vous désignent comme la favorite. Qui seront vos principales rivales? Azarenka? Stosur?
S.W. : Sam Stosur est la championne en titre, alors vous devez la mettre parmi les prétendants. Cette surface lui convient très bien, je pense que ça correspond bien à son style. Elle joue toujours très bien sur dur. Quant à Victoria, c'est une grande championne. Elle a eu cette incroyable série de victoires. Je crois que personne ne doit oublier ça. Alors, oui, je pense qu'on va voir du bon tennis.
Vous ne pourrez pas les croiser avant la finale. Avez-vous analysé votre tableau?
S.W. : Non, je n'ai pas regardé le tableau. Je n'aime pas savoir qui je joue. Seulement quand je joue.
Après Cincinnati, vous aviez évoqué ce très long été et une certaine fatigue. Avez-vous pu recharger les batteries néanmoins avant l'US Open?
S.W. : J'ai coupé pendant quelques jours après Cincinnati. Je pense que j'en avais besoin pour arriver avec un peu de fraicheur à l'US Open et être prête mentalement pour ce qui est le plus gros tournoi de l'année ici aux Etats-Unis. Je suis venu tôt à New York, pour me relaxer, faire un peu de karaoké !
Y a-t-il un surcroit de pression ici à Flushing parce que vous êtes aux Etats-Unis?
S.W. : Non, je ne ressens pas de pression particulière. Mon père disait que la pression que vous avez est celle que vous vous mettez vous même. Alors non, je ne sens pas de pression sur moi. Si je perds, je vais réaliser que je vais devoir rentrer chez moi et je serais dévastée. Mais il y a toujours un lendemain.
Vous avez beaucoup joué cette saison mais assez peu sur dur finalement...
S.W. : J'ai joué à Miami et après j'ai enchainé avec la saison sur terre battue puis le gazon. J'ai le sentiment d'avoir peu joué sur dur, surtout qu'en Australie je vais plus loin que ça normalement et je joue quelques tournois de plus. Là, j'ai fait Brisbane, Melbourne, la Fed Cup et Miami. Je suis excitée à l'idée de rejouer sur dur. C'est ma surface préférée.
Un mot sur Kim Clijsters, qui va disputer son tout dernier US Open...
S.W. : Elle a eu une carrière si fabuleuse, notamment ici à l'US Open. Elle apporte juste quelque chose de spécial au tennis. Elle est toujours radieuse et positive. Je ne peux que lui souhaiter le meilleur.
Elle estime que vous êtes la meilleur joueuse de l'histoire...
S.W. : Je ne pense jamais à ce genre de choses. Je ne peux pas m'asseoir ici et dire "je suis la meilleur joueuse de l'historie du tennis". Je ne peux pas. Je ne mérite pas ce titre. Je suis juste Serena. J'adore jouer au tennis et je suis bonne dans ce domaine. Mais ce n'est pas parce que je suis bonne que ça fait de moi la meilleure.
Votre soeur, Venus, a confié qu'elle n'imaginait pas jouer sur le circuit sans vous. Et vous, avez-vous penser à ce que vous feriez si elle s'arrêtait?
S.W. : Si elle décidait de s'arrêter demain, je devrais continuer à aller de l'avant, sans elle. Mais ça n'arrivera pas. Je serais très triste si ça se produisait. Puis je ne pourrais pas trouver une meilleure partenaire de double ! Je ne sais pas. Si ça arrive trop tôt, je devrais continuer, mais si c'est suffisamment tard, peut-être qu'on pourra s'arrêter ensemble.
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