Il y a quatre ans, vous aviez disputé votre première finale de Grand Chelem, ici même. Quatre ans plus tard, qu'est-ce qui a le plus changé?
A.M. : Evidemment, je suis beaucoup plus mature. J'ai davantage d'expérience, de vécu de ce type de situation. A l'époque, c'était ma première finale de Grand Chelem, tout était arrivé très vite, je n'étais pas prêt. J'avais battu Rafa en demi-finale et dès le lendemain, il fallait enchainer avec la finale. Je pense être en mesure de mieux gérer tous les éléments aujourd'hui.
Le fait de bénéficier de deux jours de repos, est-ce un avantage pour vous par rapport à votre adversaire?
A.M. : Novak a beaucoup d'expérience. Je suis sûr qu'il gèrera cette situation sans trop de problèmes. Mais c'est forcément bien pour moi d'avoir deux jours de repos entre la demie et la finale. Mentalement, je m'étais préparé à jouer le samedi puis le dimanche, mais c'est mieux comme ça, c'est certain.
Deux illustres écossais, Sean Connery et Alex Ferguson, sont venus vous soutenir. Ça vous fait quoi?
A.M. : C'est super. Vous savez, c'est la première fois que je rencontrais Sir Alex et Sir Sean. C'est sympa d'avoir leur soutien. J'espère qu'ils reviendront pour la finale.
Vous venez de vivre deux mois incroyables entre Wimbledon, les Jeux et l'US Open...
A.M. : Oui, ça a été super. Je n'ai pas très bien joué depuis le début de ce tournoi. Mais à chaque fois, j'ai trouvé une solution pour m'en sortir et gagner. Etre en finale, dans ces conditions, c'est vraiment très satisfaisant. L'année n'est pas finie mais c'est probablement le plus grand match que je vais avoir à disputer en 2012. Je suis très impatient de le jouer.
Pensez-vous que votre titre olympique va vous aider dans votre approche de cette cinquième finale de Grand Chelem?
A.M. : Je pense que toutes les expériences servent. Les bonnes comme les mauvaises. Ma défaite en finale ici, c'était une bonne expérience. Peut-être que, d'une certaine façon, ça m'a enlevé un peu de pression. Mais globalement, tous les grands matches que je joue, sur le long terme, m'aident beaucoup.
Ce titre vous a-t-il conforté dans votre démarche? Vous êtes-vous dit, "je suis dans le vrai"?
A.M. : Oui. Je pense que mes résultats en Grand Chelem ces deux dernières années ont été très bons. Et j'ai le sentiment de vivre ma meilleure saison, avec ce titre olympique en plus. C'est bon signe. J'apprends et je progresse. Quoi qu'il arrive en finale ici, ça aura été une super année pour moi. Mais comptez sur moi pour donner 110% en finale. Je sais à quel point c'est difficile d'arriver jusqu'en finale d'un tournoi comme celui-là, alors je ne veux pas laisser passer ma chance, je veux être à fond.
Vous allez maintenant retrouver Novak Djokovic...
A.M. : J'ai plus que résisté contre lui en demi-finale cette année en Australie. C'était vraiment un super match. On avait très bien joué, tous les deux. Tout s'était joué à un ou deux points. Mais je sais aussi à quel point les Jeux olympiques comptaient pour nous, et je l'ai battu là-bas. C'était une très grosse victoire pour moi. Je sais à quel point c'est compliqué de battre des joueurs comme lui. J'ai subi quelques défaites douloureuses face à Novak et je m'attends à un match incroyablement difficile. Il bouge très bien sur dur. Novak, c'est le top. L'année dernière, il a vécu une saisno incroyable. Ca va être très, très, très dur.
Gagner cette finale, cela représenterait quoi pour vous?
A.M. : Comme je l'ai dit, ma médaille d'or olympique m'a fait beaucoup de bien. Ça m'a enlevé un peu de pression. C'était très important. Je doute moins de moi désormais et de ma place au plus haut niveau. Mais gagner un Grand Chelem, c'est le but ultime dans ma carrière. Bien sûr, c'est très important. Perdre une finale de Grand Chelem de plus, ce serait dur... Alors j'espère que ce sera une autre histoire...



AFP
























