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Rafael Nadal bat Kevin Anderson (6-3, 6-3, 6-4) et remporte son 3e titre à New York

Implacable Nadal

Le 11/09/2017 à 00:52Mis à jour Le 11/09/2017 à 03:26

US OPEN – Rafael Nadal a remporté l'US Open pour la troisième fois de sa carrière, dimanche. En finale, le numéro 1 mondial a eu raison du novice Kevin Anderson en trois manches (6-3, 6-3, 6-4). Un match à sens unique qui fait le bonheur de l'Espagnol, vainqueur de son 16e titre du Grand Chelem et auteur d'une magnifique année.

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L'occasion était trop belle. Rafael Nadal ne l'a pas laissée passer. Face à un Kevin Anderson novice en finale de Grand Chelem, l'Espagnol a survolé les débats dimanche dans une finale à sens unique pour s'imposer en trois sets secs (6-3, 6-3, 6-4) et 2h27 de jeu. C'est son 16e sacre en Majeur, le 3e à l'US Open. Sevré de titre significatif sur dur depuis quatre années pleines, Nadal achève là une autre étape significative de son formidable retour au premier plan. La decima de Roland-Garros portait en elle une force historique incomparable, mais ce "revival" américain doit le combler tout autant. Il y a un an, il était si loin de tout cela...

Kevin Anderson n'a pas pu, pas su se hisser à la hauteur de l'obstacle, dont il est vite devenu évident qu'il serait infranchissable. Rafael Nadal avait disputé ses trois premières finales new yorkaises contre Novak Djokovic. La différence s'est sentie. Anderson a joué avec ses moyens, il a tenté de s'accrocher, s'est encouragé autant qu'il l'a pu, mais ses limites se sont comme on le craignait révélées trop criantes pour envisager de contester la victoire à son illustre adversaire. Au final, il n'y a pas eu de match.

Rafael Nadal

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Le match presque parfait

Ou plutôt si, en étant généreux, cette finale a conservé un intérêt pendant un demi-set, jusqu'à 3-3 dans la première manche. Mais déjà la supériorité du Majorquin était manifeste, quand bien même elle ne s'était pas encore traduite au tableau d'affichage. Pour tenir ses trois premiers jeux de service, Big Ando avait souffert le martyr : 42 points disputés, quatre balles de break sauvées. Ce mini-marathon initial explique en grande partie la durée du premier acte (une heure pile) mais il ne fut rien d'autre qu'un trompe-l'œil : Nadal était déjà une pointure au-dessus.

Très logiquement, le fil sur lequel Kevin Anderson dansait en équilibre a fini par rompre. Dans le 7e jeu, Nadal a matérialisé sa supériorité en signant le premier break du match. Dès lors, cette rencontre, à peine commencée, était terminée. Breaké à nouveau rapidement dans les deuxième et troisième sets, le Sud-Africain a constamment galopé après le score, sans le moindre espoir de pouvoir faire tourner cette finale. Jamais il n'a bénéficié de la moindre ouverture. Aucune balle de break et imaginez même qu'il lui a fallu attendre le tout dernier jeu de la rencontre et une petite crispation légitime du numéro un mondial pour marquer plus de deux points sur un jeu de service de celui-ci...

Auteur du match presque parfait, Rafael Nadal a notamment signé un petit bijou dans le jeu vers l'avant, avec un effarant 16 sur 16 au filet. Comme un symbole, il s'est d'ailleurs payé le luxe de conclure sur un service-volée d'école. Ne cessant de se bonifier au fil des tours, il a fini en trombe une quinzaine abordée sur la pointe des pieds après un été plus que mitigé. Mais il a répondu présent quand il le fallait. Dimanche, il était trop grand, trop fort, trop tout pour Kevin Anderson. Vous pouvez oublier cette finale. Mais vous n'oublierez pas son vainqueur.

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