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Sloane Stephens est allée au bout de son rêve

Stephens au bout de son rêve

Le 09/09/2017 à 23:24Mis à jour Le 10/09/2017 à 00:19

US OPEN - Sloane Stephens l'a fait. L'Américaine de 24 ans a remporté l'US Open en venant facilement à bout de sa compatriote Madison Keys (6-3, 6-0), samedi en finale. Une finale expédiée en une heure et dominée de la tête et des épaules par la 83e mondiale, qui décroche son premier titre du Grand Chelem au terme de sa première finale.

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Sloane Stephens est donc la grande triomphatrice de la quinzaine américaine. Contre toute attente. A 24 ans, la Floridienne, actuellement classée à la 83e place mondiale, a décroché le plus beau trophée de sa carrière en battant Madison Keys en finale (6-3, 6-0). Un match à sens unique, bouclé en une heure, Keys ayant été complètement submergée par l’événement. Stephens, elle, a bien mieux maîtrisé ses nerfs pour réaliser le come-back de l’année. Blessée au pied pendant onze mois, elle n’a fait son retour à la compétition que cet été à Wimbledon en pointant à la 957e place mondiale au coeur de l'été... Lundi, elle sera 17e mondiale.

Keys-Stephens, c’était d’abord une opposition de style. La puncheuse contre la contreuse. Dans son registre, Madison Keys a tout donné... mais à son adversaire. 30 fautes directes dans ce match, soit cinq fois plus que Stephens : cette statistique parle presque à elle toute seule. En face, Sloane n'a pas eu à faire grand chose, si ce n'est aider sa rivale à s'enfoncer davantage dans le trou qu'elle creusait toute seule. Le premier break est arrivé dès le 5e jeu où Keys a donné 3 points. Sans le savoir, c'était déjà le tournant du match : à 3-2, Stephens s'est lancé dans un cavalier seul en prenant 9 des 10 derniers jeux du match.

Une relève attendue depuis 15 ans

Il a fallu attendre 50 minutes de jeu pour voir une réaction de Madison Keys sous forme de 3 premières balles de (dé)break à 6-3, 4-0. Mais Sloane Stephens n'a rien lâché. Jusqu'au bout, la Floridienne a tenu le bon fil grâce à son excellent taux de réussite au service (73% en première intention notamment) et en convertissant quasiment la moitié de ses balles de break (5/12). Sportivement, Stephens n'a pas sauté de joie au moment de remporter le plus beau trophée de sa carrière. Sans doute parce que son adversaire est son amie. Surtout parce qu'il lui faudra du temps pour réaliser qu'elle est bel et bien entrée dans la cour des grandes.

Depuis 2002 et Jennifer Capriati, les championnes américaines en Grand Chelem s'appelaient soit Venus, soit Serena Williams. A l'US Open, il faut même remonter jusqu'à 1998 avec le sacre de Lindsay Davenport. Du haut de ses 24 ans, la Floridienne a donc écrit une nouvelle page de l'histoire US, sans crier gare. Cela valait bien une belle accolade.

Vidéo - Le meilleur moment de la finale ? La superbe accolade entre Stephens et Keys

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