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Wimbledon 2013 : Janowicz, roi du hold-up

Janowicz, roi du hold-up
Par Eurosport

Mis à jourLe 04/07/2013 à 22:01

Publiéle 04/07/2013 à 21:37

Mis à jourLe 04/07/2013 à 22:01

Publiéle 04/07/2013 à 21:37

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En demi-finales de Wimbledon pour la première fois de sa carrière, Jerzy Janowicz a profité d’un tableau rapidement déserté par les favoris. Un opportunisme qui est devenu sa marque de fabrique.

Jerzy Janowicz, un homme qui sait saisir sa chance. Présent en demi-finales à Wimbledon, et plus largement dans un tournoi du Grand Chelem, pour la première fois de sa jeune carrière, le Polonais a profité d’une partie de tableau où les favoris ont rapidement été éliminés comme Federer, Nadal ou encore Tsonga. Hormis sa victoire face à l’Espagnol Nicolas Almagro, spécialiste de terre battue, au troisième tour, le 22e joueur mondial n’a rencontré aucune tête de série sur sa route. Un tableau favorable que le géant de 2,03 m a su exploiter pour se hisser jusqu’au dernier carré du tournoi. "Je suis la personne la plus heureuse au monde, c'est le plus beau résultat de ma carrière", a-t-il déclaré après sa victoire en demies.

Si Janowicz peut être considéré comme un joueur opportuniste, c’est qu’il est coutumier de ces petits hold-up. Lors du dernier Masters 1000 de Paris-Bercy, le Polonais, issu des qualifications, avait été LA révélation du tournoi en parvenant jusqu’en finale en bénéficiant d’un Andy Murray qui avait bradé son match en huitièmes, avant de voir carrément Janko Tipsarevic abandonner en quarts. Et pour pimenter le tout, Roger Federer, présent dans sa demie partie de tableau, avait finalement déclaré forfait avant le début du tournoi.  Les "Maîtres" avaient sans nul doute déjà la tête au Masters de Londres.

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"J’ai eu des problèmes d’argent toute ma vie"

Sans enlever aucun mérite aux prestations et au talent du Polonais, force est de constater que le  joueur sait saisir sa chance, lorsque les favoris ne sont pas au rendez-vous. En tout cas, les deux grands moments de sa jeune carrière le prouvent. Et tout le mérite lui revient. Car avoir un tableau favorable est une chance, mais aussi une pression qu’il faut savoir gérer. Lui, le fait parfaitement : "Pour être honnête, j'ai toujours été solide mentalement. Je ne suis pas quelqu'un qui stresse". Un sang-froid digne des plus grands. Son côté opportuniste, il le doit probablement à sa soif de vaincre. Le natif de Lodz a appris à gagner pour "manger". A l’issue de sa victoire face à Murray à Bercy, le nouveau héros de la Pologne avait déclaré : "C’est difficile de devenir professionnel quand on vient de Pologne. J’ai eu des problèmes d’argent toute ma vie, alors cette semaine est vraiment très importante pour moi afin d’attirer les sponsors et d’être aidé. J’ai vécu des moments durs dans ma vie alors cette semaine c’est comme un film".

Au tour suivant, la machine à aces avait fait à nouveau référence à son rapport à l’argent : "C'est incroyable ! Ça a changé ma vie et va, je l'espère, m'aider à pouvoir jouer 2013 sans souci d'argent. Pour ma famille, c'est extraordinaire". Mission accomplie. Désormais 22e joueur mondial et avec un prize money de plus d’un million de dollars, le leader du tennis polonais a moins de soucis à se faire pour l’argent. Mais cet instinct de survie, le protégé de Kim Tiilikainen ne le perdra jamais. Le joueur a grandi comme ça, et même avec des millions dans son compte en banque, sa soif de vaincre sera toujours intacte. Andy Murray, son prochain adversaire, n’aura plus qu’une chose à faire : prendre son adversaire très au sérieux. Car à la moindre faille, Janowicz saura tirer son épingle du jeu pour entrevoir la finale.

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