Reuters

Masters: La récompense intime de Roger Federer

La récompense intime de Federer
Par Eurosport

Le 13/11/2012 à 10:58

Plus que sa défaite en finale du Masters, Roger Federer retient de son année 2012 son excellent niveau de jeu. Il l'a réveillé à Londres et cela lui suffit.

Vous n'arracherez pas à Roger Federer le moindre aveu sur une quelconque déception après sa défaite contre Novak Djokovic en finale du Masters (7-6, 7-5). En dehors de son "body language" sur la balle de match du Serbe, quand il a baissé la tête et rentré les épaules en constatant que sa chance était partie, le Suisse a traversé la fin de soirée londonienne en ne laissait derrière lui que des ondes positives, dès le discours de la remise du trophée. Et s'il a prononcé une fois le mot "regret" dans sa conférence de presse, ce fut pour immédiatement en limiter la portée. "Le petit regret, c'est peut-être d'avoir mené dans chacun des deux sets (3-0 au premier, 5-3 puis 5-4 au second), a dit le numéro deux mondial. Mais bon, c'est à la fin qu'il faut être là. Je n'ai pas su franchir la ligne d'arrivée. Je suis en paix avec la façon dont j'ai joué. C'était un match agréable à faire. Il y a avait de l'intensité, une belle atmosphère. On peut prendre du plaisir à un match comme celui de ce soir, malgré la défaite."

AFP

Federer: " J'essaie de rencontrer des jeunes dont j'étais l'idole"

Le Suisse pousse cette logique assez loin pour ne pas accorder de réelle importance à ses 42 fautes directes, dont 24 en coup droit, qui ont donné à Novak Djokovic une partie des 96 points qui lui ont été nécessaires pour boucler cette finale. "Je ne lis pas trop les stats, a-t-il réagi. On pourrait aussi parler des trois ou quatre fois où j'ai servi à 200 km/h sur le T et où un boulet m'est revenu. Je veux bien faire 80 fautes et gagner le match, ce qui compte, c'est de bien jouer et c'est ce que j'ai fait lors de cette finale. Les coups joués sous pression comptent comme des fautes directes dans les stats. Tout dépend de la façon dont la balle vous arrive. Parfois on voit un espace, on appuie un peu trop et ça sort, mais malgré ces fautes, j'ai bien joué et ça me va. Pour moi ça ne vaut pas le coup de débattre de ça."

Et quand il fut demandé à Federer s'il serait toujours là sans la pression très forte de l'élite du tennis mondial, incarnée par Djokovic, Murray ou Nadal, la réponse a fusé, claire comme un ace : "Oui. Comme je l'ai dit c'est un ensemble de choses qui fait la motivation. Novak, Andy and Rafa ne sont pas les seuls joueurs à prendre en compte. J'ai d'autres adversaires. J'essaie notamment de rencontrer des jeunes dont j'étais l'idole, ce qui a toujours le don de m'étonner, regarder comment leur jeu évolue, leur style." Le Maître a encore quelques arguments à leur opposer. Sauf accident, il participera à son douzième Masters consécutif la saison prochaine.

0
0