Le retour d'Erwan Tabarly

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Pilier du circuit Figaro depuis le début des années 2000, Erwan Tabarly n'avait pas disputé La Solitaire l'année dernière. Avec Athema, il revient en découdre...

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Crédit: Eurosport

La première étape démarre dimanche 13H00. 465 milles plus loin, Vigo, sa rade, mais avant de nombreux pièges. Comment va se dérouler d'après vous cette étape ?
Erwan Tabarly : J'ai envie de faire la course devant, c'est toujours plus motivant et cela enlève d'entrée une bonne dose de stress. Donc, premier objectif, prendre un bon départ et être dans le bon paquet pour attaquer un golfe de Gascogne qui s'annonce plutôt mou. Il va falloir traverser un anticyclone qui est en train de mourir. Mais la météo bouge énormément, entre hier et aujourd'hui, ça a déjà beaucoup évolué. Ce sera pareil demain et il risque donc d'y avoir du jeu. C'est dans la première étape qu'il faut se lâcher, surtout ne pas jouer petit bras. On a tous les compteurs à zéro, on est une quinzaine à pouvoir gagner, il n'y a aucun calcul à faire, il faut y aller…
L'année dernière, vous n'étiez pas là. Vous vous sentez différent ? Dans quel état d'esprit à moins de 24 heures du départ ?
E.T. : J'ai encore plus l'envie, encore plus la gnac, ça c'est sûr puisqu'en plus je repars avec un nouveau partenaire. J'ai envie de prouver que je suis encore dans le coup. Mais le stress est toujours là bien sûr, c'est vrai qu'on est tendu parce qu'on ne veut pas se ramasser. Ca, ça ne change pas (rires). Avec l'expérience, on est moins tendu par les conditions météos que par le résultat. Un petit coup de mou et on passe de la première à la 25ème place. Il faut être dessus en permanence. La course du Figaro, elle est intéressante pour ça. Au mois d'août, il se passe toujours des choses, les prévisions météos sont moins fiables que les autres mois, avec toujours des petits phénomènes qui se créent, qui meurt, comme les cellules orageuses. Cela laisse plus la porte ou verte aux coups tordus…
Comment résumez-vous la Solitaire en quelques mots ?
E.T. : C'est une course où l'on va dans ses derniers retranchements. On se pousse à fond dans le sommeil, physiquement, mentalement. Celui qui gagne, c'est celui qui n'aura rien lâché pendant toute l'épreuve. Quand on commence à être un peu fatigué et que les conditions météos sont un peu dures, on a tendance à se relâcher, à s'endormir alors qu'au contraire, c'est là qu'il faut mettre le paquet pour continuer à faire avancer le bateau. Le figaro, c'est aussi une course de vitesse. Il faut toujours être sur les réglages, c'est très important. Il faut être à fond en permanence et toujours y croire quoiqu'il arrive.
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