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Vendée Globe: le bilan de la semaine


Par AFP
Dernière mise à jour Le 28/12/2012 à 12:08 -
Par AFP - Le 28/12/2012 à 12:08
Une semaine autour du monde  Du mano a mano en tête entre Armel Le Cléac'h et François Gabart aux malheurs de Bernard Stamm, les points forts de la semaine écoulée dans le Vendée Globe, qui en était vendredi à son 48e jour de course.
 

LE SKIPPER DE LA SEMAINE

Armel Le Cléac'h. Difficile de le départager de son frère siamois François Gabart, avec qui il se relaie en tête de la course. Deuxième de la dernière édition du Vendée Globe en 2009 derrière l'intouchable Michel Desjoyeaux, Le Cléac'h (Banque Populaire) ne commet pas beaucoup d'erreurs et sa régularité est impressionnante. Si le reste du parcours -la fin du Pacifique et la remontée de l'Atlantique- sont à la hauteur de ce qu'on a déjà vu, le vainqueur du 7e Vendée Globe est peut-être à bord de Banque Populaire...

LE MOT DE LA SEMAINE

Pacifique. Onze des treize skippers encore en course vendredi matin en avaient fini avec l'océan Indien et naviguaient dans le Pacifique, la plus grande étendue d'eau à traverser dans ce tour du monde en solo. Le Français Tanguy de Lamotte (Initiatives coeur, 12e) et l'Italien Alessandro di Benedetto (Team Plastique, 13e) croisaient au sud de l'Australie, dans des vents d'ouest de 25 noeuds environ. Près de 4.700 milles devant di Benedetto, le Français Armel Le Cléac'h et son compère François Gabart n'étaient plus qu'à 1.600 milles du cap Horn (un peu moins de 3.000 km), dernier cap à passer avant de "rentrer à la maison", c'est-à-dire revenir aux Sables-d'Olonne (Vendée). Ils devront toutefois auparavant passer la dernière "porte des glaces", celle dite "Pacifique Est", au sud de laquelle ils se trouvaient vendredi matin.

LE MALCHANCEUX DE LA SEMAINE

DPPI

Le Suisse Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat). En panne d'hydrogénérateurs, ces deux petites hélices immergées à l'arrière de son voilier qui fournissent l'électricité pour le pilote automatique et les instruments de navigation/communication, il a dans un premier temps fait escale dans l'archipel néo-zélandais des îles Auckland pour tenter de les refixer sur le tableau arrière. Pas de chance, l'abri qu'il avait choisi pour tenter l'opération -Sandy Bay- s'est révélé dangereux, l'ancre du bateau chassant sur un tapis de laminaires (algues) accrochées au fond et des pluies incessantes empêchant tout travail de stratification. Après s'être un moment mis à couple d'un navire russe présent au même endroit, il a mis le cap sur Dunedin, grand port de l'île sud de la Nouvelle-Zélande, d'où il est reparti vendredi aux alentours de 07h30 heure française, en 10e position, à près de 2.900 milles du leader Armel Le Cléac'h (Banque Populaire). Dur pour un concurrent qui se battait pour la victoire.

LA DECLARATION DE LA SEMAINE

"Parfois, je suis un peu énervé, comme par exemple quand je vois la différence de vitesse avec certains autres bateaux" Le Britannique Mike Golding (Gamesa), jeudi lors de l'audioconférence de la mi-journée. Vendredi matin, il pointait à environ 2.250 milles du premier, le Français Armel Le Cléac'h (Banque Populaire).