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WRC - Rallye de Catalogne : Sébastien Ogier a dû mettre son "ego de côté"

"J'ai dû mettre mon ego de côté"
Par AFP

Le 26/10/2014 à 17:54Mis à jour Le 27/10/2014 à 08:20

Vainqueur du Rallye de Catalogne et de son deuxième titre de champion du monde WRC, Sébastien Ogier était confiant sur ses chances de réussite en arrivant en Espagne. Mais il a dû mettre son "ego de côté" quand il a fallu gérer la course.

Votre victoire s'est dessinée très rapidement puisque vous étiez en tête vendredi soir, ce que vous n'aviez pas prévu?

Sébastien Ogier : "On a réussi en effet à faire la différence avec une avance assez confortable de 36 secondes dès le premier soir. A partir de ce moment-là, il a fallu gérer. On l'a fait parfaitement mais cela n'a pas été une partie facile car Jari-Matti a été très rapide sur asphalte et nous a forcés à rester concentrés et à conserver un bon rythme. On s'est permis de lâcher un peu de temps dans les parties un petit peu plus piégeuses et plus agressives pour les pneus.

Après vos déconvenues en Allemagne et en France vous ne vouliez pas que tout se joue sur le dernier rendez-vous au Pays de Galles?

S.O. : Oui, le rallye de Grande-Bretagne est truffé de pièges. Je suis venu ici avec beaucoup de confiance et de motivation. Après un rallye de France frustrant, j'avais envie de rebondir vite. Je savais au fond de moi que c'était loin d'être partie gagnée avec cette première journée sur terre que je redoutais un peu en étant premier sur la route. Mais j'ai travaillé ce secteur à fond pendant les reconnaissances afin de prendre les notes les plus optimisées possibles et cela m'a permis d'être à l'attaque très fort dès les premiers mètres. Au cours de la saison, en raison de mon classement, je pars souvent devant et j'attaque rapidement pour compenser ce handicap.

Vous avez ensuite dû endosser le rôle d'un gestionnaire, ce qui n'est pas à proprement parler dans votre nature!

S.O. : Ce n'est pas facile en effet. J'aurais pu rouler plus vite sur certaines portions en asphalte mais dans la position que j'occupais, il fallait que je mette mon ego de côté et que je laisse Jari-Matti gagner presque toutes les spéciales. De mon côté, il fallait que j'assure le minimum pour gagner. Ce n'est pas le plus facile à faire quand on aime montrer qu'on peut aller vite dans les spéciales!

Latvala a tout de même réussi à reprendre 20 secondes sur vous. Cela montre la difficulté de l'exercice?

S.O. : Oui, mais quand il était à 15 secondes de moi, il ne devait rester que 15 km. Mais c'est vrai que dans l'ES16 j'ai perdu huit secondes en 20 km ce matin. Jari-Matti roulait très vite, il n'avait rien à perdre et il aurait rêvé que j'essaie de me battre avec lui sur les chronos. Il ne fallait pas que je tombe dans ce piège.

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