Athlétisme

John Carlos et des athlètes américains réclament plus de liberté d'expression aux JO

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Jeux olympiques de Tokyo : les nations engagées en volley et en beach volley

Crédit: Eurosport

ParAFP
27/06/2020 à 22:08 | Mis à jour 27/06/2020 à 22:13

JEUX OLYMPIQUES - Le conseil des athlètes du Comité olympique et paralympique des États-Unis (USOPC), soutenu par John Carlos (exclu des JO pour avoir levé le poing en soutien au mouvement Black Power lors des Jeux 1968), a appelé samedi à supprimer les règles interdisant aux athlètes de manifester leurs opinions politiques, religieuses ou raciales.

Des sportifs américains et l'emblématique John Carlos, exclu des Jeux olympiques de Mexico en 1968 pour avoir levé le poing contre la ségrégation raciale, ont appelé le CIO à supprimer les règles interdisant aux athlètes de manifester leurs opinions politiques, religieuses ou raciales pendant les Jeux.

"Les athlètes ne seront pas réduits au silence plus longtemps", a écrit samedi le conseil des athlètes du Comité olympique et paralympique des États-Unis (USOPC), auquel s'est donc associé Carlos, qui avait été exclu des JO après avoir levé son poing ganté en soutien au Black Power, avec son compatriote Tommie Smith, sur le podium du 200m.

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L'USOPC appelle à une "collaboration transparente"

"Carlos et Smith ont tout risqué pour défendre les droits de l'Homme et leurs convictions, et ils continuent à inspirer chaque génération. Il est temps que les mouvements olympique et paralympique honorent leur courage plutôt que de dénoncer leurs actes", ont exhorté les signataires.

Tommy Smith (307) (1st place) and John Carlos (259) (3rd place) of the US raise their fists in the "Black Power Salute" during the playing of the national anthem at the Olympics in Mexico City

Crédit: Getty Images

"Les Comités internationaux olympique et paralympique ne peuvent continuer à punir ou écarter les athlètes qui prennent la parole pour défendre ce en quoi ils croient, en particulier quand ces convictions incarnent les objectifs de l'olympisme", est-il encore affirmé.

En conséquence, l'USOPC appelle les instances sportives à une "collaboration transparente" avec les athlètes et les groupes d'athlètes. Les règles actuelles du Comité international olympique interdisent toute "manifestation ou propagande politique, religieuse ou raciale" aux Jeux.

Encore des sanctions en 2019

La missive de samedi a été envoyée dans un contexte brûlant de protestations, aux Etats-Unis et dans le monde, contre les injustices sociales après la mort tragique de George Floyd, il y a un mois à Minneapolis. Cet homme noir de 46 ans n'a pas survécu à son interpellation, après qu'un policier blanc a appuyé son genou sur son cou pendant plus de huit minutes.

Le 9 juin, l'USOPC a annoncé qu'il contesterait les règles interdisant aux athlètes de manifester politiquement aux Jeux olympiques, après avoir entendu les témoignages de dizaines d'entre eux et leurs propositions pour lutter contre le racisme. Mais en 2019, la lanceuse de marteau Gwen Berry et l'escrimeuse Race Imboden avaient encore été sanctionnées par l'USOPC après avoir protesté contre l'injustice raciale lors des Jeux panaméricains de Lima.

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