Jeux Olympiques Paris 2024 : Noah Lyles s'impose sur le 100m devant Kishane Thompson et Fred Kerley
Mis à jour 05/08/2024 à 02:57 GMT+2
Noah Lyles est le roi du 100m. Le sprinteur américain a remporté la finale de la distance reine ce dimanche aux Jeux Olympiques de Paris 2024. Il a devancé en 9s79 le Jamaicain Kishane Thompson pour 5 millièmes et son compatriote Fred Kerley (9s81) au terme d'une course ultra rapide. L'homme qui a pour ambition l'incroyable triplé 100m, 200m, 400m débute parfaitement sa quête d'or à Paris.
L'incroyable dénouement : Lyles sacré sur 100m pour 5 millièmes devant Thompson
Video credit: Eurosport
5 millièmes. Un écart infime pour un bonheur grandissime, sublime. Revenu de loin, Noah Lyles a gravi son Everest, champion olympique du 100 mètres sur une piste violette du Stade de France qu’il n’a cessé d’enflammer, avant, pendant et après la finale. L’Américain turbulent et facétieux s’est offert un record personnel (9’’784) et une médaille d’or inespérée à mi-course, lorsque la victoire semblait promise à Kishane Thompson (9’’789). Vice-champion olympique en titre, Fred Kerley (9’’81) décroche le bronze en 2024. 5e, le champion olympique de Tokyo Marcell Jacobs a signé son meilleur chrono de la saison (9’’85), avant de se blesser en fin de course.
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🤏 Lyles vs Thompson : l'arrivée en slow motion
Video credit: Eurosport
Show interminable et départ cata : Lyles dans tous ses états
Il a capté tous les projecteurs, en showman infatigable qu’il est. Mais Noah Lyles ne rassemblait pas tous les pronostics avant cette finale olympique du 100 mètres, écrin 5 étoiles de l’olympiade parisienne, dans un Stade de France complet et bruyant. Battu en quart et en demie, l’Américain champion du monde en titre n’a pas pour autant vu baisser son capital confiance. Debout devant le plot numéro 7, à l’extérieur, Lyles a enchaîné les mimiques devant la caméra et face à la foule. L’opération séduction a produit son effet, sur le public, et sur lui. Transi de cette ambiance électrique, le sprinteur l’était peut-être trop au départ.
Il faut dire qu’un contre-temps a retardé la finale de quelques minutes, contraignant les athlètes à rester debout, et perdre de l’influx. Redescendu, Lyles a eu du mal à se lancer, encore dernier aux 40 mètres. Spécialiste du 200 mètres et des retours ravageurs, le Floridien s’est alors mis à accélérer la cadence, griffant la piste mauve et revenant dangereusement sur Kishane Thompson, co-favori de cette finale. Meilleur performeur de la saison, le Jamaïcain se rêvait en successeur d’Usain Bolt, et il y a cru même la ligne d’arrivée franchie.
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Un 100 mètres si longtemps sans maître : la modélisation d'une finale historique
Video credit: Eurosport
Thompson déçu, Jacobs déchu
Quelques secondes pour trancher une photo-finish qui restera mémorable, et l’annonce du résultat, de ces cinq petits millièmes qui ont fait pencher la balance en faveur de Lyles. Le bateleur n’en demandait pas tant et, aussi soulagé que comblé, s’est mis à sonner la cloche au bord de la piste, extatique. Le drapeau aux 50 étoiles peut flotter au sommet du sprint olympique, une première depuis 20 ans et le sacre controversé de Justin Gatlin à Athènes en 2004. Plus souriant, plus abordable, Lyles a rabiboché l’Amérique avec la distance reine. L’héritier de Bolt, c’est peut-être lui.
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Lyles : "Je me suis dit : 'Mon Dieu, je suis incroyable !'"
Video credit: Eurosport
Ce ne sera en tout cas pas Marcell Jacobs. L’Italien, champion olympique à Tokyo, a vécu depuis des années tourmentées, entre blessures et retours avortés. Sur un fil raide, près à rompre à la moindre secousse, le Transalpin n’a pas fait mieux que 5e, avec le meilleur temps de sa saison (9’’85). Mais à quel prix : il a quitté la piste avec la jambe gauche généreusement bandée, boitant bas. Déçu à Tokyo (2e), Fred Kerley le sera moins à Paris (3e, 9’’81), où la médaille était loin d’être assurée. Mais il ne pourra qu’accepter le déclassement vis-à-vis de son compatriote, lancé dans un enchaînement - 100-200-4x100-4x400 – qui pourrait le consacrer tout en haut dans la légende, aux côtés de l’idole Bolt.
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Sauts, grimaces, cris… Lyles, le show avant et après la consécration
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