Renaud Lavillenie, cap sur Los Angeles ? "Clairement, ce que j'ai en tête, c'est de me projeter jusqu'en 2028"

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Devenu mercredi à Oslo le premier athlète à atteindre 100 participations en Ligue de Diamant, le perchiste français Renaud Lavillenie, 39 ans, ne compte pas s'arrêter là et a affirmé à l'AFP viser les Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028, lui qui n'avait pas été qualifié pour ceux de Paris en 2024. Même s'il prend les saisons les unes après les autres.

Renaud Lavillenie.

Crédit: Getty Images

C'est votre centième apparition en Ligue de Diamant aujourd'hui. Vous aviez commencé ici même à Oslo en 2010. Quel est le secret de votre longévité ?
Renaud Lavillénie : Le secret, c'est de pouvoir faire ce que j'aime au quotidien. Le saut à la perche, c'est ma passion et c'est ce qui me permet de rester dedans et de ne pas baisser les bras, de toujours prendre du plaisir et de trouver aussi les ressources pour rester à la fois en forme et performant. Même si aujourd'hui, c'était assez compliqué à gérer (9e à 5,42 m), la performance d'il y a trois jours à Stockholm (6e à 5,70 m) montre que je suis encore dans le coup pour rester parmi les meilleurs du monde et d'essayer d'aller le plus loin possible jusqu'à ce que je passe à autre chose. C'est ce qui me permet d'être pour la centième fois sur la Diamond League et j'en ai encore d'autres à faire, donc je vais essayer de pousser ce nombre le plus loin possible.
En 16 ans, qu'est-ce qui a changé dans votre sport ?
R.L. : Déjà, les visages ont changé. Même si le mien reste, il n'y en a aucun qui était là. Je crois que le visage le plus vieux après moi, ça doit être Sam (Kendricks), qui a dû arriver sur le circuit en 2014-2015. Après, on sent que la Diamond League s'est vraiment instaurée, il y a un vrai engouement, on voit des compétitions qui se sont vraiment bien développées. Une chose qui, actuellement, n'a pas changé, c'est le plaisir de voir de la perche. On a toujours été une discipline qui était assez excitante, assez intrigante aussi et là, clairement, depuis quelques années en plus, avec l'ère Duplantis, ça met vraiment les caméras sur nous et c'est vraiment cool.
Vous disiez vouloir pousser aussi longtemps que possible. La retraite n'est pas d'actualité ?
R.L. : Clairement, ce que j'ai en tête, c'est de me projeter jusqu'en 2028, forcément de penser aux Jeux Olympiques de Los Angeles. Mais je prends les années les unes après les autres. Là, je suis content de pouvoir me projeter sur cette saison, où je sens que je peux encore être dedans, et d'ici là, rajouter encore deux saisons pour s'accrocher à un rêve d'aller faire des Jeux aux Etats-Unis. Ça peut être assez cool. Je verrai aussi mon corps, comment j'arrive à le gérer et comment j'arrive à performer. En tout cas, je ne me suis jamais mis de limite. Si j'ai deux ans sous le coude, je les prends, si j'en ai plus qu'un, je prends, et si j'en ai encore d'autres, ben on verra.
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