Coupe du monde 2026 - "On n'a pas peur" : deux ans après, les Bleus sont prêtes pour une revanche contre les Américaines en finale

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L'équipe de France féminine de basket-ball s'est qualifiée pour la première finale de Coupe du monde de son histoire, où elle retrouvera dimanche (20h00) à Berlin les Etats-Unis, son bourreau il y a deux ans en finale des Jeux olympiques. Avec la volonté de prendre leur revanche, sans pression.

La France jouera la finale de la Coupe du monde féminine

Crédit: Getty Images

Cela s'était joué à quelques centimètres. À une pointure de Gabby Williams, à peine, mordant la ligne des 3 points. C'est tout ce qui aura privé l'équipe de France de pousser les Américaines en prolongation (66-67) en finale des Jeux Olympiques, à Paris. Deux ans après, les Bleues veulent - enfin - leur revanche et apporter au basket français son premier titre mondial, elles qui joueront dimanche leur toute première finale mondiale. Être les deuxièmes à rapporter une médaille de la Coupe du monde, 73 ans après les pionnières de 1953, ne leur suffit pas.
On n'a rien à perdre
"On veut la plus belle médaille", a lancé le sélectionneur Jean-Aimé Toupane après le succès convaincant samedi contre l'Allemagne (86-64). Car, deux ans après le crève-cœur des JO, les Françaises s'estiment en mesure de faire chuter les Américaines (vainqueures 76-66 de l'Espagne), quadruples tenantes du titre, huit fois championnes olympiques de suite et qui n'ont pas perdu en grande compétition depuis 20 ans.
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Marine Johannès contre l'Allemagne, le 12 septembre 2026.

Crédit: Getty Images

"On n'aura rien à perdre, a estimé Marine Johannès. On sait que les USA sont une bonne équipe, ça fait des années qu'ils gagnent la Coupe du monde. Mais on affronte ses joueuses toute l'année en WNBA. Ce sera qu'un match, on n'a rien à perdre, on va jouer dur". L'arrière du New York Liberty, encore étincelante samedi, avec 13 points dont le tir primé qui fermé la boutique à 2'30'' de la fin (81-64), est l'une des huit joueuses retenues (sur 12) à évoluer dans la ligue nord-américaine. "On est la majorité à les avoir affrontées en WNBA donc on n'a pas peur d'elles" a lancé Carla Leite, qui brille avec le Portland Fire.
Si on joue le basket qui nous a amené ici, ça peut marcher
Les Françaises ont encore en travers de la gorge la finale olympique, qu'elles sont huit présentes ici à avoir disputé, soir trois de plus que côté Etats-Unis (5). Si les Américaines ont emmené à Berlin les nouveaux visages de la WNBA, Caitlin Clark et Paige Bueckers, elles ont été privées au dernier moment d'A'ja Wilson, MVP de Jeux Olympiques sur lesquels la France veut s'appuyer. "L'expérience de 2024 va beaucoup nous servir, parce qu'on a déjà été dans cette position, disputer une grande finale, avoue Dominique Malonga. Mais si on joue le basket qui nous a amené ici, ça peut marcher".
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Gabby Williams avec la France au Mondial 2026

Crédit: Getty Images

Soit un basket complet, qui a encore imposé une énorme pression défensive aux Allemandes, qui ont perdu 24 ballons. Héroïne malheureuse de la finale olympique et nommée capitaine pour ce Mondial, Gabby Williams symbolise cette hargne défensive des Bleues. Samedi, elle a aussi parfaitement tenu son rang en attaque (22 pts, 5 rebonds, 5 passes décisives et 4 interceptions) lançant l'équipe par sept points dans les cinq premières minutes.

Le banc, le petit plus des Bleues ?

Élue MVP de cette demi-finale, la Franco-Américaine a ensuite su être décisive quand l'Allemagne, qui disputait aussi sa première demi-finale de Coupe du monde, est revenue souffler dans la nuque des Françaises. À l'image de son "2+1" qui a permis de repasser au-dessus de la barre des 10 points (74-62) à 4'30'' de la fin. Largement victorieuses de leur quatre premières rencontres, les joueuses de Toupane ont été un peu moins adroites à longue distance (10/27), mais ont conservé, outre leur défense de fer, une autre constante du tournoi : l'apport du banc, à l'image de Johannès, Malonga (6 pts et 5 rbds) ou Leite (9 pts).
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Marine Johannes face à l'Allemagne en demi-finale du Mondial 2026

Crédit: Getty Images

Un banc qui sera de nouveau indispensable face aux États-Unis qui, après avoir été bousculés en poules contre l'Italie (55-52), ont de nouveau peiné samedi face aux Espagnoles. De quoi nourrir les espoirs des Bleues et de leur sélectionneur: "Un match reste un match, rappelle Jean-Aimé Toupane. On est sûrs de ce qu'on fait. À l'impossible nul n'est tenu." Et à cette équipe de France non plus.
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