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Des Bleus à l'âme
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Publié 15/09/2003 à 20:30 GMT+2
La non-qualification de la France pour les JO d'Athènes laisse l'impression d'un énorme gâchis. Si la "génération en or" termine devant la Grèce, la Serbie-Monténégro, la Russie, l'Allemagne ou la Turquie, l'échec de l'Euro est préoccupant et plonge le ba
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Parker était trop seul
"Au début de match il y avait des joueurs qui n'étaient pas prêts, on avait l'impression qu'ils n'avaient pas envie de jouer. Sans ça, on peut rien faire, je ne peux pas tout faire tout seul" . Les mots de Tony Poarker après la défaite ne laissent pas de place au doute. Les Bleus ont trop regardé jouer T.P., arrivé en Suède auréolé de son titre NBA avec San Antonio. Mais on ne peut pas rejeter la responsabilité de l'échec sur le jeune meneur, meilleur marqueur français du tournoi (18 points de moyenne), malgré ses deux balles de matches manquées. C'est le manque de collectif qui a sûrement coûté à la France son billet pour les prochains JO. Pour preuve, les Tricolores n'ont distillé que deux passes décisives face à l'Italie ! Une chiffre déjà inquiétant lors du quart face à la Russie (7) ou la demie face à la Lituanie (10). Au jeu fluide des Lituaniens ou des Italiens, le jeu en un contre un des hommes d'Alain Weisz a prouvé ses faiblesses. Arrivée avec un statut de favori, la formation estampillée NBA est revenue sur terre.
Les absents ont toujours tort ?
On pourra regretter l'absence de certains cadres de l'équipe de France, à commencer par les retraités Laurent Sciarra et Antoine Rigaudeau. "S'il y a des gars qui ne viennent pas jouer, on ne peut rien y faire", s'est énervé Parker. Si le meneur du PBR semblait difficilement entrer dans dans le groupe en qualité de doublure de Tony Parker, Rigaudeau aurait en effet pu faire un grand bien dans la distribution du jeu et la menace extérieure. Mais on peut surtout mettre en cause l'absence de joueurs extérieurs pour palier un manque d'adresse chronique et contrer la défense de zone qui a posé de gros problèmes aux Bleus face à la Russie, la Lituanie et surtout l'Italie. Mickaël Pietrus préférant se consacrer à sa future carrière en NBA avec Golden State, Alain Weisz ne pouvait que s'incliner. Mais pourquoi évincer de la sélection un joueur comme Karim Souchu pour retenir cinq intérieurs, dont deux ne fouleront pratiquement jamais le parquet (Thierry Rupert et surtout Ronny Turiaf) ?
La traversée du désert
Quelles que soient les raisons de l'échec, la France, médaillée d'argent à Sydney, retourne dans l'ombre et devra désormais surmonter une longue traversée du désert. Privée de Jeux Olympiques à Athènes en 2004, la sélection devra patienter jusqu'à l'été prochain pour se retrouver. Débuteront alors les qualifications pour l'Euro 2005. Dès lors, comment motiver les joueurs à rejoindre la sélection pour une insipide campagne de qualification ? Tony Parker voudra-t-il et sera-t-il autorisé par les Spurs à franchir l'Atlantique pour disputer des matches de second ordre ? Boris Diaw ou Mickaël Pietrus ne seront-ils pas tentés de privilégier leur carrière NBA qui exige déjà des cadences infernales ? Tariq Abdul-Wahad et Jérôme Moiso (par ailleurs décevant), revenu chez les Bleus après une longue absence, voudront-ils renouveler l'expérience ? On peut en douter. Pour l'instant, seul Diaw a laissé entendre que son attachement au maillot tricolore était intact. Sans tout remettre en cause, il va falloir reconstruire.
Un avenir incertain
Comme après l'Euro 99 en France, cette 4e place semble plonger le basket français dans la crise. Cette non-qualification est en effet un coup dur pour la Fédération et son président, Yvan Mainini. Hors de question toutefois de faire une croix sur l'énorme potentiel de cette équipe mais une page va obligatoirement se tourner d'une manière que l'on n'attendait pas. "Il y a un avenir pour cette nouvelle génération, mais il est bien évident qu'après un Euro qui se termine de cette façon-là, il y a toujours des joueurs qui s'arrêtent, ça c'est sûr", a ainsi reconnu Alain Weisz. Va en effet se poser la question des départs en retraite anticipée, probablement Laurent Foirest (30 ans) et Moustapha Sonko (31 ans). "On était venu ici pour faire une médaille d'or, je repars avec la médaille en chocolat, à l'heure actuelle, il y a pas mal de questions qui commencent à se poser pour moi", a également sous-entendu Cyril Julian (29 ans) qui ambitionnait de terminer sa carrière après les Mondiaux de 2006. Alain Weisz, futur entraîneur de Strasbourg, est lui aussi sur la sellette.
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