ANTOINE RIGAUDEAU, que va-t-il vous rester de cet Euro ?
A.R: "Si on retient ces quinze jours et tout ce qui s'est passé depuis le 6 août (début de la préparation), on a vécu de grands moments, une belle histoire, des émotions. Ça va rester comme quelque chose de très fort. En plus, il y a une médaille. Rien que de la voir, ça va rappeler de nombreux souvenirs. Je pense que, au-delà des joueurs, le public aussi a vécu quelque chose d'extrêmemement intéressant. Vu comment les choses se sont passées, ça aurait fait un excellent film."
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Un avenir en bleu
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Pourquoi avoir publiquement endossé la responsabilité de la défaite en demi-finale contre la Grèce ?
A.R: "Je sais qu'un lancer franc de plus de ma part nous aurait permis d'aller en finale, on aurait eu trois points d'avance et on aurait pu faire faute derrière. Donc je l'ai dit, je me suis exprimé là-dessus. Après, je n'ai pas voulu m'attarder, il y avait une finale... je veux dire une petite finale à jouer. J'ai donc essayé d'oublier, même si personnellement cette demi-finale laisse des traces, c'est sûr. Le basket c'est quand même 99% de ma vie."
Est-ce que la médaille a apaisé cette souffrance ?
A.R: "Souffrance, le mot est peut-être un peu fort, même si cette demi-finale sera toujours là. Il y a des choses qu'on ne peut pas effacer comme ça. Je pense que je ne suis pas le seul, il y a d'autres personnes qui auront du maloublier. Mais ne pleurons pas sur notre sort. Contentons nous de cette médaille. C'est déjà un très beau résultat par rapport à l'histoire de cette équipe. Je souhaite qu'on tire les enseignements de cet Euro et de cette dernière minute contre la Grèce pour avancer et penser au futur."
Est-ce que vous faites partie de ce futur ?
A.R: "Je n'en sais rien. Je dois d'abord faire le point sur tout ce qui s'est passé depuis mon opération (au tendon d'Achille en septembre 2004) et voir comment les choses vont évoluer dans ma tête et mon corps. Je dois revenir un peu en arrière pour comprendre. Je ne veux pas trop me projeter dans le futur, je suis encore sous le coup de cet Euro, je veux prendre un peu le temps avant de prendre une décision, même si je pense être quelqu'un qui analyse et relativise assez rapidement les choses."
Quel est votre avenir immédiat ?
A.R: "Je repars en Espagne ce mardi. Il me reste un an avec Valence. Pour l'instant, on n'a pas avancé plus que ça. J'attendais la fin de l'Euro pour voir comment les choses allaient évoluer, si elles évoluent. Je sors d'un Euro où j'ai vécu pas mal d'émotions, c'est ce que quelque part j'étais venu chercher. Je vais donc faire le point sur tout et puis on verra."
Au-delà de votre cas, comment voyez-vous l'avenir de cette équipe de France ?
A.R: "C'est toujours mieux de bâtir sur une médaille que sur une quatrième place, surtout en l'ayant décrochée de cette manière là. L'équipe a prouvé lors de cet Euro qu'elle avait une capacité d'adaptation très intéressante, elle est jeune, elle est ambitieuse. Mais tout cela reste fragile. Il y a eu un grand pas de fait, il en reste d'autres à accomplir. Ca va être aux personnes, qui seront dans la situation de faire ce pas, d'être responsables sur le terrain et dehors."
Etes-vous content d'être revenu ?
A.R: "Ah oui oui, absolument. Vous savez, même s'il y avait eu un gros échec, j'en aurais tiré des éléments positifs. Mon expérience en NBA par exemple a été un échec sportif, mais j'en tire un enseignement très positif. Quand je suis revenu en équipe de France, je pensais avoir ce rôle de capitaine. On me l'a donné, je pense, assez logiquement, et j'ai voulu l'honorer à ma façon et du mieux possible. J'assume mes responsabilités à tous les niveaux: dans ce rôle de capitaine, dans cette demi-finale... Je suis heureux de ce que j'ai pu faire et de ce que j'ai pu donner."
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