Une deuxième semaine en apothéose! Après un début de compétition calamiteux, les Français ont décroché leur première médaille à l'Euro depuis 1959. Une belle récompense pour cette génération si prometteuse. Et s'il y a une chose à retenir de cet Euro, c'est la force de caractère démontrée par les protégés de Bergeaud.
En effet, avec deux défaites encaissées en poule, les pronostics n'étaient pas en leur faveur au moment d'aborder les barrages. Et pourtant les Tricolores ont décroché une victoire historique contre les Serbes. "Au début de l'Euro, on n'y a pas cru mais on y est arrivé. On a commencé doucement mais vraiment terminé très fort," souligne Mickaël Pietrus.
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Et comme des grands, les coéquipiers de l'impressionnant Boris Diaw ont su tirer les leçons de leur échec à Stockholm pour se remobiliser après la désillusion contre les Grecs. "C'est une médaille très importante," explique l'ailier des Phoenix Suns "Nous sommes jeunes, ambitieux et nous allons pouvoir construire sur cette base là."
Un mondial alléchant
Forts de cette médaille en poche, les Bleus vont maintenant se lancer dans une grande aventure. Car dès l'année prochaine se profile un alléchant Mondial au Japon. "C'est un grand pas en avant pour le basket français", a déclaré Tony Parker. "Désormais, on arrêtera de dire qu'il perd tout le temps. Il faudra compter sur nous, car ce n'est pas fini."
A l'image de son équipe, le meneur des Spurs a lui aussi montré tout son tempérament. Avec seulement 4.6 points à 20% et 2.6 pertes de balles lors des trois premières rencontres, le joueur de San Antonio a su se remettre en question pour réaliser une fin de tournoi de haut niveau. "Face aux Serbes, aux Grecs et aux Espagnols aujourd'hui, j'ai prouvé que je pouvais être le leader de cette équipe et qu'on peut compter sur moi pendant de longues années encore", a-t-il ajouté. "L'équipe de France, c'est quelque chose qui te motive, qui te pousse à avancer encore. J'ai tout gagné en NBA alors maintenant c'est du côté de l'équipe de France que je veux gagner quelque chose", a-t-il souligné dans les colonnes de L'Equipe en pensant au Mondial 2006.
Le voyage au Japon s'annonce donc palpitant. En effet, avec une ossature (Diaw, Parker, Pietrus, Gelabale) de 23 ans de moyenne d'âge, la formation tricolore a encore de beaux jours devant elle. Et une marge de progression énorme ! Pour Mickaël Pietrus comme pour Parker, cette médaille est d'ailleurs le fruit de la génération championne d'Europe juniors en 2000. "Une nouvelle génération, c'est ce qu'il faut retenir", a même scandé l'ailier de Golden State. Mais tout au long de l'Euro, la force de cette équipe a été la cohésion entre les anciens et les jeunes.
Une alchimie intéressante
Ainsi, Antoine Rigaudeau a tenu son rôle de capitaine à la perfection, Frederic Weis a été impressionnant en défense tout comme Cyril Julian. Et tout cela dans une ambiance excellente. Avec des remplaçants (Giffa, Diarra et Fauthoux), qui ont toujours répondu présent. C'est cette alchimie qu'il faudra garder au Japon. "J'ai fait passé le message à tout le monde, au Japon je serais là", a d'ailleurs expliqué le géant français. Un vrai symbole tant l'ancien limougeaud connaît des problèmes physiques et préfère souvent s'économiser.
Faiblesse des Français avant cet Euro, la raquette française pourrait en plus trouver des prétendants de choix dans la jeunesse montante. En cas d'éclosion à Seattle, Johan Petro (2m12) serait un atout indéniable tout comme Ronny Turiaf. Le Lakers, s'il parvient à retrouver les parquets après son opération à coeur ouvert, pourrait apporter sa combativité et sa taille (2m08). L'équipe de France pourrait bien marquer les prochaines années.
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